mardi 3 mars 2009

UN SIMPLE GENIE de David Baldacci

Sean King, espion free-lance, est embauché par une entreprise spécialisée dans le cryptage de données afin d'enquêter sur la mort suspecte de l'un de ses chercheurs. Le siège social de cette entreprise est aussi bien protégé des intrusions extérieures que la Maison-Blanche, pourtant un autre mathématicien y est assassiné. Que se trame-t-il vraiment dans ces mystérieux laboratoires ? Pourquoi scientifiques de haut niveau et experts en codes secrets y côtoient-ils des agents de la CIA et une adolescente autiste ?

Je n'ai pas lu les tomes précédents des aventuriers Michelle Maxwell et Sean King et c'est dommage. A la lecture d'Un Simple Génie, j'ai eu envie de retrouver ces deux protagonistes si sympathiques.

Ce livre est destiné à tout public, il n'y a pas de cadavres à toutes les pages, il n'y a pas de sang, juste quelques tortures psychologiques vers la fin. C'est un livre d'aventures un peu style Clive Cussler.

Malheureusement je dois déplorer une grosse coquille page 138 ou l'auteur mélange le personnage de Sean et Horatio, un psychanalyste, ce qui m'a perturbée dans la lecture. Sean étant supposé être dans un endroit, on le retrouve dans un asile pour vieillards alors que c'est Horatio qui devait s'y trouver... cela ne dure que pendant une page mais c'est déconcertant, ensuite l'auteur remet les personnages à leur place.

C'est un livre qui se lit tout seul avec un bol de pop-corn à portée de main. Les personnages sont attachants et on suit avec plaisir leurs aventures. Excellent à lire entre deux livres d'horreur pour faire tomber la pression. La lecture de ce tome est agréable, mais franchement je préfère lorsque le récit est plus hard et qu'il y a beaucoup plus de suspense. Il y en a, certes, mais pas de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. Je dirais que c'est une bonne distraction.

Ma note 6/10


mardi 24 février 2009

MEURTRES POUR REDEMPTION de Karine Giebel

Vingt ans. Le bel âge ? Pas pour Marianne. En prison. Pour perpète. Pour meurtres. " Ils ne m'ont laissé aucune chance (..:) -Mais j'existe encore (...) Ça leur ferait trop plaisir que je cesse le combat... Je ne leur ferai pas cette joie (...). Alors, nourrir la haine, l'instinct de survie, même si l'on ne désire qu'aimer, être aimée ; pour lutter malgré tout, contre les coups, les brimades, l'ignoble. La liberté. Inaccessible. Sauf à se laisser bercer par le chant des trains, pas si loin, là, derrière les barreaux, à se laisser emporter dans leur sillage. Jusqu'au jour où ... En taule, même l'inimaginable peut surgir. Une porte s'ouvre... " La liberté, Marianne, ,tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ? " Mais le prix à payer pour transformer ce rêve en réalité est terrifiant. Marianne ira-t-elle jusqu'au bout ? Jusqu'au bout de cette voie de sang ? Mais, peut-être, aussi, de rédemption ?...

Marianne a vingt ans. Elle est en prison, elle a commis des meurtres, d'abord un vieil homme auquel elle voulait voler ses économies, mais c'était par « accident », ensuite un flic qui l'a prise en chasse, sans compter une jeune gendarmette qui a été gravement blessée. Le juge l'a condamnée à perpétuité.

Marianne est une pro des arts martiaux, et quand on la provoque, elle ne connait plus sa force, elle se transforme en véritable machine à tuer. Les matons la détestent et la craignent, ainsi que les autres prisonnières. Elle vend son corps au gardien chef, Daniel, en échange de cartouches de cigarettes et quelques doses de dope. Elle devra subir les brimades d'une gardienne sadique « La Marquise » qui essaiera par tous les moyens de faire craquer Marianne, au péril de sa vie.

Marianne sera torturée par ses co-détenues et par les matons. Sa vie se déroule dans la cellule 119 où elle passe ses journées et ses longues nuits à écouter le bruit des trains qui passent et qui la font rêver de liberté. Elle vivra une descente aux enfers entre règlements de compte, passages à tabac, humiliations.

Un jour, après deux ans d'enfermement, elle est appelée au parloir. Marianne n'en revient pas, qui voudrait bien lui rendre visite ? Arrive le jour du parloir, là elle rencontre 3 flics qui lui proposent un étrange marché: la liberté... en échange d'un meurtre. Là, Marianne va douter... sera-t-elle capable de tuer à froid ? Jusqu'ici ce n'étaient que des « accidents ». Et qui devra t'elle tuer ? Les policiers ne lui en diront pas plus... leur seule promesse... la faire évader, lui fournir des papiers, de l'argent et lui faire quitter le pays.

Karine Giebel m'a plongée dans l'horrible univers carcéral où est enfermée Marianne. Je me suis attachée à son personnage, par moments j'ai eu envie de la prendre dans mes bras, et d'autres moments je voyais arriver l'inacceptable.

C'est violent, noir, intense. Meurtres pour rédemption ne peut pas laisser le lecteur indifférent. J'ai souffert avec Marianne, j'ai souri, pleuré, j'ai ressenti chaque émotion qu'elle ressentait. Il y a beaucoup de suspense. Ce scénario n'est pas sans laisser penser au film Nikita.

Le début nous montre une Marianne meurtrie et Karine Giebel va nous raconter par le détail comment elle en est arrivée là. Comment Marianne à été conditionnée de façon irrémédiable à tuer, sa destinée mais aussi sa psychologie, sa noirceur, sa culpabilité. La qualité d'écriture est faite de telle sorte que nous sommes entièrement à la place de Marianne, nous ressentons ses peurs et ses souffrances, nous subissons ses injustices, ses indignations, nous comprenons alors pourquoi Marianne cherche à tuer.

Ce roman est un pavé, mais percutant, sans le moindre temps mort. Les phrases sont incisives, les dialogues directs. Karine Giebel rentre dans le vif du sujet et a su capter mon attention dès les premières lignes. Les personnages sont bien campés, ce livre se lit à toute allure, à la fois en raison de sa construction mais aussi parce qu'il tient en haleine et nous invite à réfléchir sur la vie carcérale.

Il s'agit d'un grand coup de cœur pour moi. Difficile de trouver un livre qui arrive à la hauteur de Meurtres pour Rédemption. La barre est très haute ! Pour moi c'est un roman coup de poing ! Difficile de faire mieux ! C'est un véritable chef d'œuvre !

Ma note, sans hésitation 10/10

Aux dernières nouvelles des Quais du Polar à Lyon, Meurtres Pour Rédemption va être réédité à la rentrée 2010.


samedi 7 février 2009

REDEMPTION de M.J.Rose

A Manhattan, une femme est retrouvée assassinée dans une chambre d'hôtel. Puis une autre. Et encore une autre. Particularité des victimes : toutes étaient des prostituées que le tueur a affublées d'une robe de bure après les avoir torturées selon un rituel pervers...

La perversion, le Dr Morgan Snow la côtoie tous les jours. Dans son cabinet de psychothérapie, elle a tout vu - dépravés sexuels, maniaques, fétichistes - au point d'être considérée comme l'une des meilleures spécialistes en matière de déviances sexuelles. C'est ainsi qu'elle reçoit depuis peu les confidences de Cleo Thane, une prostituée payée pour assouvir les fantasmes des hommes les plus riches et les plus puissants de New York.

Mais un jour, Cleo disparaît.

Morgan fait aussitôt le lien avec le tueur en série qui sévit dans la ville, mais refuse de trahir sa patiente en révélant ses secrets à la police. En proie à une angoisse grandissante, elle décide alors de rencontrer les clients de la jeune femme - qui tous auraient pu vouloir empêcher Cleo de divulguer ce qu'elle sait d'eux. Morgan est persuadée que parmi ces hommes se cache un monstre sadique et psychopathe. Et pour le percer à jour, elle est prête à plonger au coeur de la folie humaine...

« Erotique, tendu, captivant : M.J. Rose met en avant le pouvoir et les dangers de la sexualité dans un roman noir d'une grande originalité. »

Morgan Snow est sexologue et travaille dans un cabinet de psychotérapie. Cléo Thane est une de ses clientes, elle est call-girl et elle vient de finir d'écrire ses mémoires qui vont bientôt être publiées. Ce qui risque de lui apporter quelques ennuis car, même si elle ne cite pas les noms, elle rentre tout de même dans les détails qui permettent au lecteur de reconnaître les clients de Cléo.

Puis un jour, Cléo disparaît alors que dans la ville sévit un sérial killer qui tue des prostituées.

Je vous ai résumé les 200 premières pages. J'ai abandonné la lecture de ce livre. Il y a beaucoup de bla-blas qui n'ont rien à voir avec le récit. J'ai cru qu'il y aurait quelques scènes sulfureuses, mais même pas... quant à ces victimes qui sont censées avoir été torturées, j'ai même pas eu peur ! L'auteur ne rentre pas dans les détails ce qui fait qu'on ne frissonne pas.

Je cherchais un livre qui me procurerait des sensations. Tout dans le résumé laisse présumer que le récit serait sanglant et rempli de tortures sexuelles. Or, il n'en est rien. C'est mal écrit, il y a des descriptions inutiles qui ont fait que je me suis désintéressée de la lecture. Morgan Snow en tant que sexologue est une femme coincée qui souffre de migraines horribles et qui fait un chapitre entier pour savoir si oui ou non elle va réussir à avaler 2 aspirines... (ce qui est contre sa nature) bref, au lieu d'avoir des frissons, j'ai eu plutôt envie de la gifler...

Franchement, je préfère mille fois plus un épisode des Feux de l'Amour que de continuer à lire ce livre. C'est frustrant, il n'y a aucun suspense, je ne me suis pas attachée aux personnages...

Ma note 2/10


mardi 3 février 2009

UNE NUIT DE TROP de James Patterson

Lauren a eu une idée géniale : aller, à l'heure du déjeuner, surprendre Paul, son mari, à la sortie de son bureau. De fait, la surprise est de taille. Mais pour Lauren... qui voit Paul s'engouffrer dans un taxi au bras d'une blonde resplendissante. Direction un hôtel de Manhattan. Pour se venger de cette trahison, Lauren cède aux avances de l'un de ses collègues des stups. Après leur première rencontre, ce dernier se fait agresser. Peu de temps après, on retrouve son corps sans vie dans un parc du Bronx - une enquête confiée à Lauren... Pour la première fois de sa carrière, l'inspectrice va tout mettre en œuvre pour laisser échapper le coupable. Elle a vu l'assassin de son amant. Et elle ne le connaît que trop bien - du moins le pensait-elle jusqu'à cette nuit, cette nuit de trop...

Lauren et Paul sont mariés et leur couple bat de l'aile. Un jour, Lauren, inspectrice de la Crim' veut faire une surprise à son mari... l'inviter à déjeuner. Pour cela, elle se rend vers son bureau, et là, surprise, elle voit Paul sortir du bâtiment en compagnie d'une ravissante blonde et monter dans un taxi. Lauren les suit et se rend compte qu'ils vont dans un hôtel à Manhattan.

Lauren est désespérée... pour noyer son chagrin, elle accepte un rendez-vous avec un collègue qui travaille à la brigade des stups. Elle se rend chez lui et ils font l'amour sans tabou. Au petit matin, Scott, son amant, se propose d'aller chercher le petit déjeuner dans une supérette. En sortant de chez lui, il se fait sauvagement agresser. Son corps sera découvert dans un parc du Bronx. Lauren a été témoin de l'agression et sait qui est l'assassin : il s'agit de son mari Paul.

L'enquête de ce meurtre sera confiée à Lauren. Elle mettra tout en œuvre pour couvrir son mari, quitte à dissimuler des preuves.

J'ai adoré la lecture de ce livre. Je l'ai dégusté. Les chapitres sont très courts, ils font à peu près 2 ou 3 pages, avec énormément de rebondissements.

C'est écrit à la première personne du singulier, on se sent dans la peau de Lauren. Je me suis attachée à son personnage, vivant avec elle tous les doutes qu'elle a pu avoir.

Il n'y a pas beaucoup de cadavres et aucune violence gratuite. Ce livre est donc destiné à tout public car il n'y a aucune séquence choquante.

Lauren se pose plein de questions sur Paul... elle culpabilise pour la seule nuit où elle l'a trompé. Elle découvrira quelle personnalité se cache véritablement derrière son amant, et son mari révèlera plus tard son vrai visage. Elle se sentira vraiment toute seule, abandonnée par les êtres les plus proches de son entourage.

C'est un livre vite lu et qui vous plaira certainement ! C'est un roman indépendant qui ne fait pas partie de la série Alex Cross ou le Women Murder Club.

Ma note 8/10


mercredi 28 janvier 2009

CHIENS DE SANG de Karine Giebel


Courir; toujours plus vite. Plus loin. Fuir la mort qui plane au-dessus d'eux; oiseau de proie aux ailes gigantesques dont l'ombre les dévore déjà. Diane a choisi la fuite. D'instinct. Elle sait qu'ils sont derrière. Juste derrière. Avance minime, infime. Comme son espérance de vie, désormais. Pourtant, elle marche. Pourtant, elle veut vivre. Rémy avance. Avec le poids de la peur qui comprime son cœur. Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. Il devrait être ailleurs, en ce moment même. En compagnie de sa femme et de sa fille. Mais non, il est là, errant dans ces bois inhospitaliers, avec ces inconnus qui fuient comme lui. Il est devenu une proie. Rien qu'une proie. Il n'existe plus. Déjà mort. Alors, pourquoi a-t-il aussi peur? Le monde est ainsi fait, qui ne changera jamais. Les chasseurs d'un côté, les proies de l'autre.

Rémy est un SDF de Paris, il erre dans le froid à travers les rues de la capitale. Un soir, il assiste à une rixe entre des voyous et un propriétaire d'une Mercedes. N'écoutant que son courage, il aide le propriétaire du bolide à se débarrasser des voleurs. Pour le remercier, ce dernier lui confie un travail dans son château comme jardinier. Rémy accepte et monte dans la voiture... Bien plus tard, il se rend compte qu'il est tombé dans un guet-apens. Avec 3 autres compagnons, il fera office de gibier pour une chasse à courre.

Diane est photographe, un jour elle se balade en forêt et assiste à un meurtre. Un jeune ermite est tué accidentellement par des chasseurs. Elle a eu le temps de prendre l'incident en photo. Hélas pour elle, ils se rendent compte de sa présence. Pour eux, il n'y a qu'une solution, se débarrasser d'elle. S'ensuit une fuite sans issue pour la jeune femme.

C'est juste l'histoire de plusieurs personnes qui sont prises comme cible par des chasseurs. Le récit est répétitif et sur plusieurs pages on assiste tout le temps à la même chose. La fuite... D'accord, j'ai souffert un peu avec les protagonistes, mais le récit est tellement court que je n'ai pas pu m'attacher aux personnages.

Ce livre ne comporte que 283 pages écrits en gros caractères, donc très vite lu. Franchement j'ai préféré mille fois Les Morsures de l'Ombre !

Ma note 6/10


samedi 24 janvier 2009

MONSTER de Patrick Bauwen

Je m'appelle Paul Becker. Je suis médecin.
Je vis dans une petite ville, en Floride.
J'ai une femme, un fils, un boulot que j'aime.
Une existence ordinaire.
Jusqu'au jour où je découvre un téléphone portable.
Un patient l'a perdu pendant une consultation.
Un homme étrange. Dangereux.
Soudain, ce téléphone sonne.
Et ma vie bascule.
Complots. Meurtres. Disparitions.
Toutes mes certitudes vont s'effondrer.
Pourquoi je vous raconte tout ça ?
C'est très simple...
Votre vie va basculer aussi.

Naples, Floride, Paul Becker est médecin et un heureux papa... il est très occupé par sa clinique de consultations au détriment de sa vie privée. Une nuit, son ami policier Cameron Cole débarque avec un prisonnier salement amoché. S'ensuit une bousculade lors de laquelle le prisonnier arrive à se débarrasser de ses menottes. Cameron reprend vite le dessus et s'en va avec le coupable.

Plusieurs minutes après, dans la salle de consultation, un téléphone sonne. Paul Becker réalise qu'il s'agit d'un portable que le prisonnier a laissé tomber. Il décroche, et là, le cauchemar commence..

En même temps, dans tous les journaux, on parle du petit Sean, un enfant qui a disparu, probablement enlevé... Sa photo est également dans le portable que Paul Becker à trouvé, ainsi qu'une photo de son propre père.

Voilà un roman qu' on ne lâche plus dès qu'on l'a commencé. C'est écrit à la première personne du singulier, de la vue du Docteur Paul Becker. Cette narration fait qu'on vibre avec lui, qu'on mène l'enquête en même temps et cela rend son personnage très attachant.

Il y a beaucoup de suspense dans ce livre. Sur un fond de pédophilie, j'ai tremblé en même temps que le héros principal du récit. Il y a un méchant qui est vraiment pervers, j'ai eu envie de savoir quand Becker mettrait fin aux agissements du coupable. D'ailleurs, est-il seul ? Comment trouver les preuves nécessaires à son arrestation ?

Les chapitres sont très courts et j'ai eu envie de connaître la suite. J'ai un manque de sommeil tellement ce livre est prenant ! Patrick Bauwen n'a rien à envier aux grands auteurs de thrillers américains. Dès le début j'ai été prise par le récit, il y a beaucoup de rebondissements et la fin je ne m'y attendais pas du tout.

L'auteur sait parfaitement tenir le lecteur en haleine. Les personnages secondaires sont tout aussi importants, il n'y a pas de temps mort.

Je vous recommande vivement la lecture de ce livre, au chaud sous la couette avec un bol de pop corn !

Ma note 10/10


samedi 10 janvier 2009

AU COEUR DU MAL de Chelsea Cain

Gretchen Lowell est une beauté fatale. Au sens littéral. L'inspecteur Archie Sheridan a traqué pendant dix ans cette redoutable tueuse qui a fait plus de 200 victimes. Il connaît bien ses méthodes, gravées en lui pour toujours - sa poitrine porte la cicatrice en forme de cœur que Gretchen a dessinée avant de lui administrer une injection mortelle. Personne ne sait pourquoi elle l'a ranimé. Ni pourquoi elle a appelé les secours, et les a attendus calmement, provoquant ainsi sa propre arrestation. Deux ans plus tard, Gretchen est en prison mais Archie n'est pas libre pour autant. Seules ses pilules lui permettent de tenir, rien ne sera plus jamais comme avant. Et la relation malsaine qu'il entretient avec son ancienne tortionnaire le trouble bien plus qu'il ne veut se l'avouer... Quand un nouveau serial killer survient, l'inspecteur est rappelé sur le devant de la scène. Mais cette fois pas de tête-à-tête entre Archie et le tueur, car une jeune journaliste passionnée est de la partie - tout comme Gretchen, qui, tapie dans l'ombre de sa cellule, est plus dangereuse que jamais...

Archie Sheridan est un bon flic. Il était chef de la Brigade Spéciale, chargé de traquer un tueur en série qui a fait plus de 200 victimes. L'assassin, une femme splendide et machiavélique, en veut à Archie : elle s'appelle Gretchen Lowell et elle parvient à l'enlever. Il subira d'atroces tortures et en gardera de terribles séquelles physiques et psychologiques. Gretchen lui administre une dose mortelle de poison, mais à la dernière minute elle le sauve et appelle les secours. Archie sera sauvé in extremis et Gretchen sera mise en prison.

Pourtant, le chef de la brigade fera un étrange marché avec Gretchen. Il lui promet de lui rendre visite tous les dimanches. Il souffre terriblement des suites de ces tortures. Il devient dépendant des médicaments... il s'est séparé de son épouse et a abandonné ses enfants.

Un nouveau sérial killer sévit à Portland, Archie accepte de reprendre la tête de la Brigade Spéciale et accepte la présence de Susan, une jeune journaliste qui veut dresser un portrait de lui. Ce nouveau tueur s'en prend à des jeunes étudiantes, les violant et les assassinant.

Je dirais qu'il n'y a pas trop de rebondissements dans ce récit. Ce n'est pas très macabre, mais dès le départ j'ai été prise par l'histoire. C'est une intrigue simple mais c'est très bien écrit, l'auteur sait tenir le lecteur en haleine. Il y a trois protagonistes importants dans ce livre. Archie qui se bourre d'antalgiques, Gretchen avec qui il a des rapports pervers et qui l'a torturé pendant de longues journées, et Susan, une jeune journaliste aux cheveux roses et un peu délurée. Elle sera bouleversée par ce qu'Archie a enduré et éprouvera un attrait pour lui.

C'est un livre vite lu, avec beaucoup de plaisir. Dommage, tout est un peu prévisible, les soupçons qui pèsent sur un personnage laissent facilement découvrir l'auteur des crimes. Les tortures qu'inflige Gretchen à Archie sont bien décrites en flash backs. C'est ce que j'ai préféré dans ce livre.

« Au cœur du mal » est le premier volet d'une trilogie et j'ai hâte de découvrir la suite, juste pour voir où mène cette relation malsaine entre les deux protagonistes. J'ai souffert avec Archie de ces longues journées marquées par des tortures horribles et douloureuses. J'ai envie d'en savoir plus, pourquoi Gretchen a t-elle épargné la vie de sa victime, pourquoi ces visites tous les dimanches ? Pourquoi Archie éprouve t-il un tel attrait pour son tortionnaire ? C'est à découvrir dans le prochain tome : « L'Etreinte Du Mal ».

Ma note 8/10


mardi 30 décembre 2008

THERAPIE par Sebastian Fitzek



Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d'une maladie qu'aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l'a accompagnée chez l'un de ses confrères, elle disparaît. Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d'une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux. Or, le dernier roman d'Anna a pour héroïne une fillette souffrant d'un mal étrange, qui s'évanouit sans laisser de traces... Le psychiatre n'a dès lors plus qu'un seul but, obsessionnel: connaître la suite de son histoire.

Viktor Larenz est l'un des plus éminents psys de Berlin. Il participe régulièrement à des interviews, et est très médiatisé. Il a une fille de 12 ans, Josy. Cette dernière est atteinte d'une inexplicable maladie : saignements de nez, fortes fièvres etc... Un jour Josy disparaît alors que Viktor la conduit chez un médecin allergologue. Personne ne l'a vue et ils n'avaient même pas rendez-vous chez ce médecin.

Pendant quatre ans, Viktor va vivre un enfer. Il va s'isoler avec son chien Simbad dans sa belle maison familiale de l'île de Parkum. Mais il n'y restera pas longtemps seul. Un beau jour, une femme se présente chez lui, il s'agit d'une auteur de romans spécialisés pour enfants, Anna Spiegel, qui dit souffrir d'une sorte de schizophrénie. Dans son dernier livre, elle décrit la petite Charlotte qui n'a que neuf ans, qui souffre de la même maladie que Josy, et qui disparaît également.

Le maire de l'île de Parkum et un ami proche de la famille mettent Viktor en garde. Selon eux, Anna Spiegel est une femme dangereuse qui lui veut du mal. Le psychiatre veut écouter malgré tout le récit de cette étrange femme, afin d'avoir des éléments sur la disparition de Josy.

Ce livre est plein de suspense. Je me suis demandée tout le long du livre quel rapport pouvait-il y avoir entre le personnage d'Anna et la petite Josy. Je ne l'ai découvert que dans l'épilogue.

C'est très bien écrit, dès les premières pages j'ai été happée par le récit. Et quel rebondissement à la fin ! Ce livre m'a fait penser un peu à Shutter Island de Dennis Lehane. J'ai pris énormément de plaisir à lire Thérapie, et franchement il mérite le succès qu'il remporte un peu partout en Europe. Le récit est absolument captivant. Je vous recommande vivement la lecture de ce roman. Il s'agit d'un livre psychologique qui est vraiment remarquable. Pas de cadavres à toutes les pages, cet ouvrage conviendra parfaitement à ceux qui n'aiment pas les livres sanglants.

Il s'agit du premier roman de Sebastian Fitzek. Sans hésitation, je vais lire les suivants dès qu'ils seront traduits.

Ma note 8/10


samedi 20 décembre 2008

SEUL LE SILENCE de Roger-Jon Ellory

Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.

Joseph Vaughan est un tout jeune garçon qui habite dans le sud des États-Unis. Dans une petite ville où ont lieu de terribles meurtres de petites filles. Lui-même en découvrira une coupée en morceaux.

Au bout du dixième meurtre, les soupçons se portent sur un homme habitant à proximité de Joseph. L'affaire est close.

Des années plus tard, Joseph Vaughan est devenu écrivain et se rend à Brooklyn. Et là, il va réaliser que les meurtres n'ont jamais cessé. Il veut reprendre l'enquête...

J'ai trouvé l'idée du scénario génialissime ! Des meurtres à gogo, les aventures de Joseph qui finissent en drames, franchement j'ai pensé passer un très bon moment. Hélas, je dois déplorer dans ce livre beaucoup de longueurs inutiles. A tel point que pour certains passages, je lisais un paragraphe sur deux. Je n'ai pas abandonné la lecture de ce livre car je trouvais l'histoire prenante...

Il y a de nombreuses victimes au début, hélas, avec toutes les longueurs qu'il y avait, R.J Ellory aurait pu faire entrer ces pauvres jeunes filles dans l'histoire, pour qu'elles en deviennent attachantes. Or, ce n'est pas le cas. Par ce fait, on survole un peu ce qu'elles ont enduré et m'a laissée insensible.

Les points forts ne sont pas assez décrits, par contre l'auteur m'a fait perdre beaucoup de temps en décrivant les lieux et les paysages etc... A la limite, je m'en fiche de savoir ce que mange Joseph un mardi 13 octobre !!! Il y a des passages où je me suis franchement ennuyée.

Vers les ¾ du livre j'ai deviné qui était le meurtrier de toutes ces petites filles. Par recoupements il est aisé de comprendre qui est le sadique... Je ne me suis pas attachée au personnage de Joseph, il y avait un petit truc qui faisait que je ne pouvais m'identifier au héros.

En bref, un scénario plaisant, mais beaucoup beaucoup de longueurs. Je dirais presque que c'était une corvée de le lire jusqu'au bout !


Ma note 5/10



vendredi 12 décembre 2008

DUEL EN ENFER : SHERLOCK HOLMES CONTRE JACK L'EVENTREUR de Bob Garcia

Londres, été 1888. Sous une chaleur suffocante, la ville est saisie d'horreur par les premiers meurtres de celui qu'on surnommera bientôt " Jack l'Eventreur ". Mais que fait donc à cette époque le célèbre Sherlock Holmes ? Pourquoi aucune de ses enquêtes ne mentionne t elle la plus fameuse affaire criminelle qu'ait connue l'Angleterre de son temps ? C'est ce que va découvrir George Newnes, l'éditeur du docteur Watson, lorsque ce dernier, bien des années plus tard, lui confie le journal de l'enquête qu'il mena aux côtés de Holmes sur l'insaisissable tueur en série non sans l'avertir : " Toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter... On n'invoque pas sans risque la mémoire de Jack l'Éventreur. " Ce roman survolté, au suspense haletant, retrace la confrontation entre deux figures de légende. Une terrible plongée dans l'enfer des bas fonds londoniens, sur les pas de Jack l'Eventreur, dont le spectre hantera longtemps les nuits du lecteur.

Georges Newnes, l'éditeur du docteur Watson est dans l'embarras... de nombreux lecteurs demandent les récits du docteur à propos de Sherlock Holmes. Newnes convoque le Dr. Watson afin d'avoir un récit à publier.

Il se souvient des horribles meurtres qui ont eu lieu à Londres en 1888. Le Dr. Watson lui promet alors de lui confier son journal concernant cette époque en échange d'une coquette somme.

Une fois en possession de ce journal, Newnes commence la lecture de ce récit captivant...

Quel chef d'œuvre que ce livre ! Le style de Bob Garcia est très fluide, j'ai été happée par l'histoire dès les premières pages. C'est écrit à la première personne du singulier et cette lecture est très agréable.

Je me suis attachée au personnage de Watson et surtout Wendy sa petite protégée. J'ai tourné les pages avec beaucoup de plaisir. Les meurtres qui ont eu lieu à Whitechapel sont horribles, ce qui donne un grand suspense.

Bob Garcia signe avec Duel en enfer un thriller magistral qui m'a emportée dans les banlieues sinistres de Londres. En toile de fond, le quotidien des policiers, les conditions de travail horribles des prostituées alcooliques et la misère de ces quartiers de Whitechapel.

Avec précision et grande rigueur, le romancier décrit les personnages les plus laids qui soient.

Bob Garcia m'a surprise sans cesse par des rebondissements rondement menés. L'effroi est tapi dans chaque page. Je me suis plongée dans l'atmosphère glauque des années 1880...

J'ai failli passer plusieurs nuits blanches car je n'avais pas envie de poser le livre tellement j'étais prise par l'histoire. Pourtant au début lorsque j'ai reçu ce livre j'étais pessimiste, n'étant pas très fan des aventures de Sherlock Holmes, mais c'est tellement bien écrit que je n'ai pas lâché une seconde ma concentration à la lecture de ce livre. Je me suis transportée dans les bas-fonds du Londres de cette époque, le climat oppressant, le danger de fréquenter les ruelles de ce sinistre quartier de Whitechapel.

L'auteur réussit à retrouver l'ambiance et le ton qui rendent si réalistes les récits du docteur Watson. Bob Garcia ne lésine pas sur l'ambiance qui régnait à cette époque. Le rythme soutenu de l'écriture ne laisse aucun temps mort.

Ayant visité les bas quartiers de Londres il y a quelque temps, et visité le London Dungeon, j'ai pu facilement me transporter dans cette atmosphère malsaine et imaginer la scène des crimes de Jack l'éventreur.

Il y a du suspense, des retournements de situation, l'ambiance est très bien décrite, bref, je dis bravo Monsieur Garcia, la lecture m'a tellement plu que je vais lire Le Testament de Sherlock Holmes très bientôt !

Ma note 9/10



dimanche 30 novembre 2008

CETTE NUIT LA de Linwood Barclay


Cynthia a quatorze ans lorsqu’elle se réveille un matin dans une maison vide, ses parents et son frère disparus, sans mot, sans explication... 25 ans plus tard, Cynthia ignore toujours ce qu’il s’est passé cette nuit-là. L’ont-ils abandonnée ? Ont-ils été assassinés ? Cynthia, mariée et mère de famille, doit savoir. Elle va vite découvrir qu’il y a parfois des vérités qu’il vaut mieux ignorer...

Terry et Cynthia forment un couple heureux, ils ont une fille, Grace, qui cherche déjà son indépendance.


Cynthia a vécu un grand drame lorsqu’elle avait 14 ans… Elle passait la soirée avec un jeune homme quand son père fait irruption dans la voiture de son copain. Il la ramène à la maison, et Cynthia part se coucher, boudeuse.


Le lendemain, elle ne trouve personne dans la maison, les voitures de ses parents ont également disparu. Le soir venu, toujours personne… alors il faut se rendre à l’évidence, toute sa famille, ses parents et son frère, ont définitivement disparu… sont-ils encore en vie ?


25 ans plus tard Cynthia cherche à savoir ce qu’il est arrivé à sa famille. Elle croit reconnaître son frère dans un centre commercial… Elle reçoit d’étranges mails et des coups de fil anonymes… elle ne se doute pas encore que sa vie est en danger.


La narration se fait du côté de Terry, le mari de Cynthia… dès les premières pages on est dans le vif du sujet. Il y a un bon suspense et je me suis attachée aux divers personnages.


La lecture est aisée, et tour à tour, on soupçonne tout le monde, y compris Cynthia… elle va découvrir qu’il y a des vérités qu’il vaut mieux ne pas savoir car elle y risque sa vie, ainsi que celle de Grace, sa fille…


Ce n’est pas sanglant, donc c’est un livre pour tout public… C’est un livre vite lu, écrit en gros caractères. Dès le début on a envie de savoir ce qui est arrivé à la famille de Cynthia. Vers la fin, il y a pas mal de rebondissements et de surprises.


C’était une agréable lecture… j’ai pris du plaisir à lire ce livre entre deux thrillers bien sanglants… Je vous conseille de le prendre sur le site Priceminister où il est à 4 Euros environ…


Ma note 8/10 (Editions France Loisirs)


samedi 22 novembre 2008

FUNERAILLES de Richard Montanari



Celle dont il est question ici date d'un jour de 1995 où deux petites filles sont entrées dans le bois de Fairmount Park et n'en sont jamais ressorties. Dix ans plus tard, c'est l'hiver, la saison froide, venteuse, et les ténèbres sont tombées sur Philadelphie, que la proximité de Noël rend plus sinistre encore. Le corps amputé d'une jeune femme, habillée d'une robe ancienne, est retrouvé sur les berges de la rivière Schuylkill. Quel est le rapport entre ces deux affaires ?. L'enquête de Byrne et Balzano va les conduire dans les lieux les plus désolés de la ville, sur les traces d'un tueur terrifiant, hanté par des contes de fées, dont l'identité restera une énigme jusqu'à la fin

Kristina Jakos est une jeune fille qui a la vie devant elle… hélas son chemin croisera celui d’un sérial-killer… Elle sera trouvée morte au bord d’une rivière de Philadelphie, vêtue d’une robe très ancienne. Elle a été étranglée et un étrange dessin fait de sperme et de sang figure sur son ventre, ses pieds ont été amputés.


Byrne et Jessica sont sur l’affaire. Bientôt d’autres corps seront retrouvés au bord de la rivière, toutes des femmes, et qui ont subi le même rituel. Le tueur s’inspire de contes d’Andersen pour commettre ses crimes.


L’inspecteur Byrne se trouve dans un café, il reconnaît un malfaiteur et appelle des renforts. Le suspect s’empare d’une jeune femme en la menaçant d’un couteau sur la gorge. Byrne ne peux pas intervenir, c’est trop risqué… un tireur d’élite parvient à entrer dans le café, lui aussi a le suspect en ligne de mire… soudain, le malfaiteur égorge la jeune dame sous les yeux de son mari. Ce dernier rend Byrne responsable de la mort de sa femme et jure de se venger…


C’est un livre dont le suspense augmente au fur et à mesure que la lecture avance. La seconde moitié du livre est plus prenante que la première. C’est un peu long à mettre en route, mais une fois dans l’histoire, impossible de lâcher le livre.


Je me suis attachée aux personnages de Jessica et Byrne, qui sont forts sympathiques. Funérailles est la troisième aventure du duo Kevin Byrne et Jessica Balzano (après Déviances et Psycho).


On se rend compte, dans ce livre, qu’il n’est pas aisé de mener une vie d’inspecteur de police et une vie familiale en parallèle. Jessica ne demande rien de mieux que de passer le jour de Noël en famille, hélas, un autre cadavre sera découvert et elle sera appelée sur les lieux du crime.


Funérailles n’est pas trop sanglant, donc les âmes sensibles peuvent se lancer dans la lecture de ce livre. Il y a une grosse enquête menée par Jessica et Byrne, ils se rendent compte que plusieurs affaires ont un lien entre elles. Il devient urgent d’attraper le sérial-killer avant qu’il ne fasse plus de victimes.


J’ai été tenue en haleine depuis les premières lignes. Les chapitres sont très courts, et presque toutes les 10 pages il y a un rebondissement et des pistes qui se rapprochent du tueur. L’intrigue est très bien faite, à chaque page j’ai été surprise … et des surprises il y en a à profusion !



Ma note 8/10





samedi 15 novembre 2008

L'APOCALYPSE SELON MARIE de Patrick Graham

Perdue au milieu d'une foule de réfugiés dans un stade de La Nouvelle-Orléans, Holly, une fillette de onze ans, appelle au secours. Elle a peur de l'ouragan qui dévaste sa ville, peur d'avoir perdu ses parents, peur que quelque chose de terrible ne se soit glissé en elle. Marie Parks, profileuse et médium au FBI, entend son appel. Elle vient de mettre un terme à la carrière du plus sanglant des serial-killers, un tueur bien plus proche d'elle qu'elle n'aurait voulu le croire. Brisée et en colère, elle va pourtant trouver la force d'affronter la terre entière, et même ses anciens collègues du FBI, pour sauver une enfant. Car Holly a des pouvoirs immenses et se révèle l'enjeu d'une lutte ancienne, le seul espoir de l'humanité contre le fléau qui menace de l'engloutir. A moins que le fléau, ce ne soit justement elle... Une seule femme se dresse entre vous et la fin des temps. Patrick Graham a un don pour jouer avec nos peurs primaires, nos espoirs de rédemption et nos émotions les plus intimes. Son roman ouvre un chemin qui mène droit à la fin du monde. Vous n'aurez pourtant jamais envie de faire demi-tour.

Je ne peux pas faire de résumé, j’en serais bien incapable… tout ce que j’ai compris c’est qu’il y a des vieilles dames appelées les Révérendes qui sont poursuivies par des méchants. L’âme de ces Révérendes peut se transférer par exemple dans le corps d’un chat… puis chercher un autre corps, une fois le transfert fait, la vieille dame meurt mais est ressuscitée dans le corps où l’âme à été transférée. Dans ce cas particulier, Debbie transfère son âme dans le corps d’une jeune fille, Holly. Et à cause de ce transfert, la petite Holly va devenir la cible des méchants.


Je dois dire que le premier chapitre m’a scotchée, j’ai adoré la partie où Marie se retrouve devant le psy. Hélas, cela ne dure pas… on passe ensuite au périple de Debbie… il y a beaucoup de fantastique dans ce livre. A un moment, Patrick Graham parle de personnes préhistoriques et d’une meute de loups, là j’étais carrément larguée. Puis, sans prévenir, il revient à nos jours…


Ca part dans tous les sens… attention, ce n’est que mon humble avis… peut être que j’ai la comprenette un peu difficile ou il me manque un neurone. Je n’ai pas aimé la lecture de ce livre, dommage car ça commençait bien. J’ai abandonné la lecture de cet ouvrage à la page 200… en me disant : « Comment vais-je faire la critique de ce livre alors que je n’ai rien compris ?… » A un moment on se trouve dans la période actuelle et soudain il parle d’âges préhistoriques. Difficile de s’y retrouver…Quand Patrick Graham parle de Marie, mon attention est attirée, mais hélas cela ne dure pas…Il y a vraiment beaucoup de fantastique…



Je ne me suis pas attachée aux personnages, vu que je ne les comprenais pas… avec tous ces transferts je ne savais plus qui était qui… Mais bon, je vous le répète, le fantastique n’est pas ma tasse de thé et je n’ai pas compris grand-chose… Je sais que l’Evangile Selon Satan a connu un immense succès et j’étais déjà mitigée, donc là je vais paraître dure aussi c’est pour cela que je vous dis que ce n’est que mon humble avis. Pourtant les premières pages, j’ai adoré, quand Marie se retrouve devant son kidnappeur…mais ce ne sont que les 40 premières pages et ensuite c’est du charabia pour moi… Si vous aimez le fantastique, allez-y les yeux fermés, ce livre fera votre bonheur.



J’ai trouvé aussi qu’il y avait beaucoup de descriptions inutiles qui ne facilitent pas la lecture de ce livre. Surtout lorsque l’auteur parle d’ADN et de cellules, là j’ai décidé d’abandonner et de poser ce bouquin.



Je vous le rappelle, ce n’est que mon opinion personnelle, et j’ai un peu de mal avec l’héroic fantasy et le fantastique… j’ai déjà lu de très bonnes critiques pour ce livre, mais je n’ai pas adhéré… alors ne me fouettez pas, gardez votre fouet pour les films d’horreur, les séances SM, ou pour les œufs montés en neige…


Ma note 3/10



mercredi 5 novembre 2008

LES FEUILLES MORTES de Thomas H. Cook

Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais... Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père? Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime.

Eric vit dans une petite ville des Etats-Unis, heureux, il est propriétaire d’une boutique de photos qui marche bien. Il est marié à Meredith, une prof, et ils sont les heureux parents de Keith, 15 ans, avec lequel ils ont des problèmes de communication. Il est maussade et renfermé comme de nombreux adolescents.


Eric est le narrateur du livre. Un soir, les Giordano demandent à Keith de faire la baby-sitter : il doit garder Amy, fille unique âgée de huit ans.


Le lendemain matin, Amy a disparu de la maison des Giordano. Ils font appel à la police qui, aussitôt, soupçonne Keith de lui avoir fait quelque chose. Il se défend maladroitement. Eric engage un avocat afin de le défendre. Eric commence à douter, il ne se sent pas proche de Keith et il sent que son fils ment. Alors, dans sa tête il le soupçonne, ils ne sont pas proches du tout, Keith ne ressemble pas à son père, il est boudeur, s’enferme à double tour dans la chambre, toute communication est impossible.


J’ai bien aimé la lecture de ce livre, hélas, j’ai mis une journée à le lire. C’est un bouquin très court. Les chapitres sont abrégés à tel point que je ne me suis pas attachée aux personnages.

Le bon côté, c’est qu’une fois commencé, on a envie de savoir la suite. A mon tour j’ai soupçonné Keith d’avoir enlevé la petite Amy.


Pour Eric, tout vole en éclats. C’est un livre qui traite sur un drame familial et on comprend très bien que l’issue ne sera pas heureuse… c’est bien, mais il aurait mérité une centaine de pages en plus… je ne pense pas que ce livre mérite d’être payé 20 Euros, heureusement je l’ai eu via ma médiathèque. C’est tellement court que j’aurais regretté d’avoir eu à payer ce prix là. Si vous le voulez, je vous conseille de le prendre à bas prix sur des sites d’occasion ou de voir avec votre bibliothèque.


Ma note 7/10

dimanche 2 novembre 2008

AMITIES MORTELLES de Ben Elton


De l'atmosphère impitoyable des collèges anglais aux rues de Londres où frappe un mystérieux tueur, un roman noir brillant et irrésistible, doublé d'une chronique corrosive et cinglante de la société britannique... Depuis quelque temps, une série de meurtres à caractère rituel terrorise les Londoniens. Le point commun des victimes : une fâcheuse tendance à persécuter leur entourage.
Pour l'inspecteur Edward Newson, cette enquête revêt une importance particulière. Petit, rouquin, le plus jeune du service : il est régulièrement la cible des moqueries et des quolibets. Tandis que la liste des meurtres s'allonge, le tueur se rapproche étrangement des anciens copains de classe de Newson. Ce dernier plonge alors dans ses propres souvenirs - ceux de la promo 86 de l'école de Shalford. Haines, maltraitances et souffrances cachées, Newson exhume peu à peu les secrets de ses anciens camarades. Les victimes sont-elles jamais innocentes ? Avec de bons vieux amis, qui a besoin d'ennemis ?

Personne n’aime Adam Bishop, personne ne le regrettera… Cet homme abject a été assassiné, on a poinçonné son corps à 347 reprises avec un objet pointu trempé dans du poison anticoagulant.


L’inspecteur Edward Newson mène l’enquête. Il pense qu’il s’agit d’un sérial killer, pourtant ses supérieurs n’y croient pas. A force de rechercher des similitudes avec d’autres meurtres, Ed arrive à prouver après que d’autres victimes ont subi de longues tortures avant de rendre l’âme qu’il s’agit bien d’un tueur en série.


Edward est très attachant, il est secrètement amoureux de sa collègue Natasha mais il pense qu’il n’a aucune chance avec elle. Il est petit, rouquin et tout jeune. Son enquête va le mener vers un site internet qui est du genre « Les Copains d’Avant » et il va retrouver ses anciens camarades de lycée. Son fantasme, retrouver Christine, une ancienne amoureuse qu’il a connu il y a 20 ans. Il va croiser en même temps Helen, aussi une ancienne camarade de classe et qui va lui faire connaître une nuit cauchemardesque par ses fantasmes sexuels.


Attention, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a du sexe assez hard et des meurtres plus ou moins horribles. Ce livre traite du sujet de la violence dans les écoles qui est dénoncée dans le site internet « Le Temps des Copains ». Là, des traumatismes dus à la violence sont révélés en citant le nom des persécuteurs. Edward comprend alors que les victimes étaient justement ces horribles personnages. Ils seront tués selon un rite précis.


J’ai adoré la lecture de ce livre, c’était passionnant ! C’est plein de fausses pistes, plusieurs fois j’ai cru trouver l’identité du tueur et je me suis à chaque fois trompée. Plus Edward s’approche du but, plus les meurtres se multiplient. C’est machiavélique et jouissif à la fois ! C’est comme un puzzle dont les pièces se mettent en place les unes après les autres jusqu’au dénouement. La fin est surprenante.


Je vous le recommande vivement ! à réserver aux personnes aimant frissonner d’horreur !

Ma note 9/10