dimanche 15 novembre 2009

UN TICKET POUR L'ENFER de Laurent Botti

Son mari la bat depuis des années. Le jour où il essaie de s'en prendre à son fils de neuf ans, elle n'a pas d'autre choix : elle s'interpose... et le tue. Mais son mari est un flic, un ripou, avec des ennemis et des secrets. Maintenant, c'est à elle de payer. Une seule chose compte désormais pour cette mère blessée : fuir, échapper à son passé, et surtout, surtout, protéger son fils, qui, dans des sortes de " transes ", perçoit des bribes d'avenir... un avenir aux couleurs de l'enfer. A moins qu'ils n'arrivent à renverser le destin. Un suspense haletant, une ambiance sombre et inquiétante, des héros à la dérive qui se débattent dans une intrigue palpitante... Après Pleine brume, Fatale lumière, La Nuit du Verseau et Un jour, des choses terribles... vendus à plus de 450 000 exemplaires, Laurent Botti signe un thriller contemporain qui nous fait frissonner de la première à la dernière page.

Charlie est une jeune femme, mère d'un charmant petit garçon, David. Hélas, son mari se montre envers elle d'une extrême violence. Un jour qu'il voulait passer ses nerfs sur elle, il veut s'en prendre à David... Charlie n'a pas le choix, elle tue son époux d'un coup de couteau.

Elle décide de prendre les jambes à son cou en compagnie de son fils, alors que son mari, flic ripoux, est allongé dans la cuisine baignant dans son sang. Pour Charlie, c'est une fuite sans merci, elle a à ses trousses la mafia, la police, et d'étranges personnages appartenant à une sorte de secte. De plus, elle possède un ticket gagnant de la loterie qui vaut 34 millions d'euros et cela ne va pas calmer ses poursuivants.

J'ai adoré la lecture de ce livre... il y a un suspense haletant, un soupçon de fantastique. Je me suis attachée au personnage de Charlie et j'avais envie, comme elle, de protéger son fils David.

Une partie du livre se déroule en Bourgogne, à Laville-Saint-Jour, lieu de prédilection de Laurent Botti, puisqu' il en parle dans la plupart de ses œuvres... Dans ce roman, les méchants sont vraiment très méchants et j'ai tremblé à l'idée que Charlie puisse croiser le chemin de ces individus.

Dès les premières pages j'ai été happée par le récit. J'avais du mal à poser le livre tellement c'est prenant. Les passages remplis de surnaturel ne m'ont pas dérangée, pourtant je ne suis pas fan du fantastique... mais là, ça concerne un don que possède David qui pourrait se montrer mortel envers lui s'il l'utilise et cela met du piment dans le récit.

J'aimerais bien que Laurent Botti donne une suite à Un Ticket pour l'Enfer... j'ai envie de retrouver les personnages principaux, surtout que la fin se termine par un point d'interrogation... pour ma part, j'ai ressenti la fin comme un prélude à une suite car cela reste bien mystérieux.

En bref, je vous recommande vivement de lire ce bouquin qui est à la hauteur d'un thriller américain. J'ai vraiment hâte que Laurent Botti sorte son prochain roman, je serai fidèle au rendez-vous !

Ma note 9/10


lundi 2 novembre 2009

DRACULA, L'IMMORTEL par Dacre Stoker et Ian Holt

En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments. Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.

La suite de Dracula, écrite par Bram Stoker a été écrite par Ian Holt et Dacre Stoker, l'arrière petit neveu de Bram.

Pour ma part, je n'ai pas lu Dracula de Bram Stoker et c'est dommage, bien que Dracula L'Immortel commence par un prologue faisant le résumé de l'histoire précédente.

Dans ce deuxième opus, on plonge facilement dans l'intrigue, le rythme est soutenu et sans longueurs. La seule chose qui m'ait refroidie un peu c'est la liste des références à Shakespeare, ça m'a franchement gonflée, heureusement il n'y en a pas trop...

On retrouve donc les personnages du Dr. John Seward, Arthur Holmwood (lord Godalming) Abraham Van Helsing, Jonathan et Mina Harker. Les voici donc 25 années plus tard, ces derniers n'étant pas sortis indemnes de leurs péripéties dans les Carpates.

D'autres personnages font leur apparition, comme le fils de Jonathan et M ina Harker : Quincey Harker, jeune homme attachant, ou encore cet inspecteur de Scotland Yard, Cotford, qui n'a pas digéré son échec dans l'affaire de « Jack l'Eventreur ».

Je m'attendais à un livre plein de morsures bien sanglantes, mais hélas, Dracula ne fait apparition qu'au troisième quart du livre. Avant, il y a un meurtre bien gore, des fausses pistes, le jeune Quincey Harker qui veut abandonner ses études pour devenir acteur, Mina, sa mère, toujours en remise en question afin de savoir si elle aime toujours Jonathan ou son prince Dracula...

L'histoire est bonne pourtant sans style particulier... et je le regrette. Pourtant on tourne les pages volontiers et chaque fin de chapitre donne envie de passer à l'épisode suivant. J'aurais voulu quelques morsures de plus, un peu plus d'érotisme et plus de meurtres... Néanmoins, j'ai lu ce livre avec plaisir me demandant souvent quand Dracula allait faire son apparition. Mina et Quincey sont des personnages attachants, bien qu'à la fin je leur aurais volontiers distribué quelques gifles !!!

Vous l'aurez remarqué, je n'ai pas fait de résumé cette fois, car nombreux sont les lecteurs qui ont lu, contrairement à moi, le livre Dracula de Bram Stoker ou vont le lire, donc je ne veux pas spoiler ce roman.

En résumé, un livre intéressant, du suspense, des références utiles au livre précédent, quelques meurtres, un peu d'érotisme, le tout formant un bouquin recommandable.

Ma note 7.5/10 Paru chez Michel Lafon


samedi 24 octobre 2009

FRACTURES de Franck Thilliez


Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa sœur jumelle, Dorothée, décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ?

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne.

Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d’abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête. Un aller simple vers la folie…

Alice Dehaene est une jeune fille qui a des trous noirs... c'est à dire des pertes de mémoire qui peuvent durer plusieurs jours... un soir, alors qu'elle rentre chez elle, elle trouve sur son répondeur un message d'un certain Fred, qui s'inquiète de son départ précipité alors qu'elle venait de passer la nuit chez lui. Hélas Alice ne se souvient de rien...

Elle ne désespère pas, car elle est régulièrement suivie par son psychiatre, Luc Graham, qui devrait lui révéler les résultats d'un an de thérapie.

Au même moment, on retrouve un homme nu près d'un abri de bus et qui semble pétrifié. Grâce à l'intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, cet inconnu sera hospitalisé : mais qui est-il ?

Je ne vous en dirai pas plus car sinon ce serait « spoiler » tout le livre. J'ai éprouvé énormément de plaisir à lire cet opus. Ce n'est pas particulièrement sanglant, donc tous les amateurs de suspense peuvent se lancer à la lecture de ce livre.

Franck Thilliez s'est énormément documenté sur les cas psychologiques et on le ressent. Sans pourtant que cela ne devienne redondant. Hélas, j'ai lu ce livre juste après la Forêt des Mânes de Jean-Christophe Grangé, donc je me suis doutée à la moitié du livre du problème d'Alice. En effet, les deux ouvrages présentent certaines similitudes. Par contre, je n'ai pas imaginé un seul instant le nom du complice des meurtres.

Dans l'ensemble, c'est un bon livre. Pas trop sanglant, du suspense, plein de questions que l'on se pose et dont l'énigme sera résolue vers la fin.

Je ne sais pas si c'est un effet de mode, mais je trouve dommage que les derniers ouvrages de la rentrée littéraire de Jean-Christophe Grangé et Franck Thilliez traitent du même sujet. Ça gâche un peu l'effet de surprise et j'aurais aimé une trame plus originale afin que chaque auteur délivre un roman avec un thème qui lui est propre.

Ma note 8/10


jeudi 15 octobre 2009

LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

Après le succès de L’ange du mal et Réminiscence, publiés par Antigone-Editions du Polar, Gilles Caillot continue sur le registre du thriller d’épouvante… éprouvant. Ses sérials killers n'ont rien à envier à l’Américain Théodore Bundy ou au mythique Anglais Jack l’Éventreur. Les tueurs de Gilles Caillot sont aussi pervers et persévérants dans le mal que la pire des engeances. Lignes de sang est de la même facture que ses deux précédents opus. Il nous plonge, avec une précision étourdissante, dans un monde que nous serions incapables d’imaginer dans les pires de nos cauchemars. Des personnages bien campés, un rythme haletant, nous entraînent dans l’univers d’un tueur sans le moindre état d’âme.Richard Granjon, écrivain à la dérive, voit dans l’écriture de son prochain roman l’ultime chance de relancer sa carrière Celui-ci sera noir, gore, rempli d’hémoglobine… Aux antipodes de ses précédents ouvrages. C’est ce qu’il souhaite, une intrigue percutante aux confins d’une imagination peuplée de démons malfaisants, terrifiants. Une fois son ouvrage terminé, il pense, bien entendu, en sortir l’esprit aussi équilibré qu’avant. Cependant, non seulement ses personnages lui échappent, mais fait naufrage dans un univers dont il n’avait même pas imaginé l’existence malgré son imagination fertile. Rapidement, la tranquillité de sa retraite tant espérée sera ébranlée. Manipulé, poussé à bout par un être sanguinaire et dénué de toute humanité, il vivra un véritable cauchemar éveillé.Lignes de sang est un livre à ne pas laisser entre les mains d’un lecteur a l’esprit et aux nerfs fragiles.

Richard est un écrivain sur le déclin, et un soir de beuverie, le propriétaire du bistrot du coin lui propose de le loger dans sa maison de campagne, dans un endroit très isolé entouré de bois... Richard accepte, il a déjà une idée du futur roman... ce sera un polar, noir, glauque, rempli d'hémoglobine. Hélas, un inconnu viendra le harceler et le traumatiser afin de lui donner des idées pour son livre.

Entretemps, à Lyon, on découvre les corps de plusieurs femmes qui ont subi les pires tortures. La police est sur les dents, le tueur joue avec eux à un jeu terrible...

Ce livre est plein de suspense... Lignes de Sang tient ses promesses, c'est plein d'hémoglobine. Il y a un compte à rebours digne des plus grands thrillers.

Gilles Caillot va droit au but... il n'y a pas de descriptions inutiles, mais sincèrement ce livre aurait mérité une centaine de pages en plus... (Lignes de Sang ne comporte que 244 pages) donc lu en une journée... Mais quel plaisir ! Le livre dans les mains, un sachet de pop-corn à côté de moi, le chat sur les genoux, et rien qui puisse me déranger à la lecture de ce grand thriller ! Au diable les tâches ménagères, une fois le livre ouvert, on ne peut le refermer... on tourne frénétiquement les pages pour savoir comment la police va mettre la main sur le meurtrier... un coup de sonnette à la porte et c'est l'infarctus garanti !

Gilles Caillot est un écrivain à surveiller... à chaque volume il s'améliore. Les personnages sont attachants, le méchant est vraiment très très méchant et tordu... Je suis sûre que l'auteur connaitra le succès digne des plus grands auteurs français... D'ailleurs, vous le remarquerez, je lui donne une meilleure note qu'à Jean-Christophe Grangé pour la Forêt des Mânes et Harlan Coben ! C'est dire la qualité d'écriture de Gilles Caillot !

Je vous conseille de commander le livre aux Editions du Polar par mail :

ventes@editions-du-polar.com

Vous payerez le montant de 16 Euros une fois le livre reçu. Ou si vous préférez, vous pouvez commander le livre directement sur le site ;

http://www.editions-du-polar.com/livres/lignes%20de%20sang.htm

Pour la qualité du récit, les émotions ressenties, le suspense et le travail de recherche de l'auteur je lui mets une note de :

10/10


lundi 12 octobre 2009

La Forêt des Mânes de Jean-Christophe Grangé

A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d'instruction à la vie affective désastreuse enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrement sauvages : démembrements, cannibalisme, et mises en scène macabres. Trois plantureuses Vénus atrocement dévorées, trois tableaux sanglants entre rituel et folie. Abusant de son autorité, Jeanne fait installer des micros dans le cabinet d'Antoine Féraud, le psychanalyste qui reçoit chaque semaine son ex petit ami, et tombe par hasard sur une séance étrange où un père révèle les pulsions sanguinaires de son fils autiste et son passage à l'acte. Autisme, fécondité, préhistoire : trois pistes qui mèneront Jeanne, au Nicaragua, au Guatemala, puis dans les marais argentins. Au terme de sa quête, dans la forêt des Mânes, elle découvrira une vérité qu'on aurait préféré ne jamais connaître.

Enfin fini... toute la première partie du livre se déroule à Paris...ça démarre bien, des cadavres de 3 femmes mutilées et tuées selon un rite précis sont découverts. La première est infirmière dans un institut pour femmes autistes, la deuxième est généticienne dans un laboratoire d'analyses d'amniocentèses, tandis que la troisième est artiste spécialisée dans la reconstitution de visages en prenant comme modèle des crânes.

Jeanne, l'héroïne principale du livre, est juge d'instruction. On lui confie le dossier sur une affaire de vente d'armes louche au Timor oriental ( dont on ne saura pas plus, cette affaire ne sera plus mentionnée par la suite). Jeanne est d'abord intriguée par le meurtre des 3 femmes, puis elle s'impliquera à fond dans l'enquête pour arrêter le tueur.

J'ai adoré la première partie du livre, j'ai essayé de faire le lien entre les domaines de la génétique, de l'autisme et de l'anthropologie. Il y a beaucoup de suspense et les meurtres sont bien sanglants...

Dans la deuxième partie du livre, l'auteur nous balade au Nicaragua, au Guatemala et l'Argentine. Là, j'ai remarqué que Jean-Christophe Grangé s'est bien documenté sur les révolutions passées dans ces pays. Mais l'histoire s'essouffle un peu, j'ai déploré quelques longueurs et invraisemblances. On suit les périples de Jeanne, qui bizarrement, ne dort jamais, ne se nourrit presque pas (ce qui était déjà le cas à Paris). Bref, l'héroïne ne semble pas heureuse, elle ne semble pas apprécier les petits plaisirs qu'on peut s'offrir au quotidien... la fin le laisse présager...

Ah ! La fin... parlons-en... je l'ai trouvée bâclée. Je me suis dite : tout ça pour cette fin là ??? Pourtant j'ai apprécié la lecture de ce livre. J'ai éprouvé du plaisir à le lire et je lirais probablement le prochain livre de cet auteur. J'aimerais bien qu'il reprenne le personnage de Jeanne en étant un peu moins macho... car dans la Forêt des Mânes, Jeanne est décrite comme une femme carriériste, sans vie privée, sans vie sociale. Je ne me suis pas du tout identifiée au personnage principal...

Ma note 7/10



mercredi 23 septembre 2009

Robe de Marié de Pierre Lemaitre

Evidemment, je m'y attendais puisque j'en suis l'auteur mais... à ce point-là! Quelle vision, c'est à peine croyable... Son mari n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible. Quand on pense que ce type n'a pas trente ans, on est effaré... Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre: cette fille a de gros soucis... En tout cas, elle ne tombe pas dans la vulgarité: pas d'attitude de bonne sœur ou d'infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout. Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu'elle va faire de ce légume. Moi aussi d'ailleurs.

Sophie est une jeune femme qui a l'impression de perdre la tête... d'abord ses clefs... elles disparaissent plusieurs jours et réapparaissent soudain dans son sac. Et puis il y a sa voiture aussi, certaine de l'avoir parquée dans la rue où elle habite, sa voiture disparaît... elle le signale à la police qui la retrouve le même jour parquée quelques rues plus loin. Il y a aussi ce fait divers qui la bouleverse, elle fait ses achats, attend à la boulangerie du supermarché, et elle se fait prendre pour vol d'alcool. Sophie a l'impression de perdre les pédales... les objets chez elle changent aussi de place... elle a des trous noirs... son travail ? Nurse pour une famille bourgeoise, où elle doit garder un jeune garçonnet de 6 ans... un matin, au réveil, elle découvre l'enfant étranglé avec ses propres lacets... Sophie pense que c'est elle qui l'a tué... s'ensuit une fuite éperdue...

La première partie du livre m'a déconcertée... qu'arrive t-il a Sophie ? Pourquoi toutes ces morts autour d'elle ? Et soudain, on arrive à la deuxième partie, et là j'ai compris ce qu'il se tramait... Un être machiavélique veut la peau de Sophie... J'ai cru que la vie de Sophie était foutue, car les malheurs s'enchaînent... fausse couche, mort de son mari, mort de sa belle-mère exactement comme dans son rêve... j'ai cru franchement qu'elle était folle...

La deuxième partie du livre se présente comme un journal intime de la part de celui qui lui veut du mal. Les rebondissements s'enchaînent, ne me laissant aucun répit ! C'est un roman psychologiquement terrifiant, où se mêlent la perversité et le machiavélisme. Il n'y a rien de gore, juste un suspense psychologique à couper au couteau ! Et je me suis dit « et si ça m'arrivait ? » cette manipulation est possible après tout !

L'intrigue est palpitante de bout en bout. Mais le tout reste très crédible. Je l'ai lu en 2 jours tellement c'est haletant. Je conseille ce livre à tous... ce n'est pas sanglant, mais il y a un suspense terrible et c'est très bien écrit... Il faut passer ce premier chapitre qui peut laisser dubitatif... mais une fois qu'on arrive dans la deuxième partie du livre on comprend tout et là on ne peut plus poser le livre !

Ma note 9/10


mercredi 9 septembre 2009

MEURS AVEC MOI d'Elena Forbes

Londres. Jeune homme cherche adolescentes fragiles pour commettre à deux un suicide romantique... Sur le Net, derrière son écran, un tueur en série machiavélique manipule ses proies pour mieux les piéger. Une enquête sinistre et terrifiante pour l'inspecteur Mark Tartaglia et sa coéquipière Sam Donovan. Comparée en Angleterre à Ruth Rendell et à Val McDermid, Elena Forbes apporte à la tradition du roman noir anglais une nouvelle voix, extrêmement contemporaine et prometteuse.

Gemma, jeune adolescente, se rend vers une petite église abandonnée, pour y rencontrer Tom, un homme d'une trentaine d'années. Il lui a promis de se marier avec elle, il a même emporté une alliance et à boire... seulement, dans cette boisson, il y a du GHB, la drogue du violeur...

Gemma sera retrouvée morte, on pense à un suicide, elle se serait jetée du haut d'une balustrade...pourtant Mark Tartaglia n'y croit pas... il est inspecteur dans la police de Londres et se lance dans une enquête afin de déterminer combien de suicides bizarres impliqueraient Tom... il s'avère que plusieurs meurtres sont maquillés en suicides, Tom écrivant des mails à ses victimes, les poussant à mettre fin à leurs jours, leur promettant de se suicider en même temps, mais pour sa part, il ne tient bien entendu pas ses promesses.

Les victimes sont presque toutes des adolescentes en mal de vivre qui cherchent la solution ultime... J'ai suspecté à plusieurs reprises certains protagonistes du roman, et comme Tartaglia et Donovan, j'ai piétiné dans le vide... pas la moindre preuve, pas le moindre indice compromettant permettant d'incriminer les suspects en question...

Au début, je trouvais ce livre un peu gentillet voire un peu gnan-gnan... mais finalement je me suis prise dans l'enquête et je me suis attachée aux personnages de Mark Tartaglia et sa coéquipière Sam Donovan. Je n'ai trouvé le nom du coupable qu'à la fin de l'intrigue et le suspense est bien au rendez-vous.

« Hélas », pas de viols, pas d'hémoglobine, pas de tortures, néanmoins le récit reste très agréable à lire.

Il y a des personnages qu'on se plait à détester, et la fin laisse présager qu'il y aura une suite à cet opus. Les lieux et les personnages sont parfaitement bien décrits, pour ma part, j'ai revisité certains quartiers de Londres, dans le froid et le brouillard de cette belle ville.

J'ai hâte de retrouver les personnages principaux dans un prochain livre de cette auteure...

Ma note 8/10


samedi 5 septembre 2009

LA MORT VOUS A CHOISI d'Eric Laurent

Un simple jeu sur Internet transforme sa vie en cauchemar. Il croyait traquer un tueur virtuel mais les crimes d'un sadisme inouï sont commis dans le monde réel. Un piège meurtrier se referme sur lui.

Steve Barnes vient de se séparer de sa femme à New York, il décide de recommencer une nouvelle vie à Chicago, où il trouve une place comme trader et un joli appartement.

Dès son installation, il allume son P.C. et reçoit un étrange message. Ce mot provient du site « Tracker » et dit qu'il peut participer à une enquête criminelle et qu'il faut empêcher un sérial-killer de commettre son prochain méfait. Il y aura une récompense de 30 000 dollars.

Steve réalisera vite que ce tueur existe réellement et qu'il s'en prend à des personnes qu'il a récemment rencontrées.

C'est un livre vite lu, c'est écrit en gros caractères, et ce bouquin ne comporte que 269 pages. Les meurtres sont sanglants et horribles. Néanmoins, certains passages sont confus et je n'ai pas tout compris ! J'ai aimé la description des tortures infligées aux victimes, mais franchement ce livre aurait pu comporter une centaine de pages de plus.

Ce qui a gâché un peu ma lecture, c'est que l'auteur parle de « l'homme », décrit ce qu'il fait, et je ne savais pas de qui il parlait, on le sait seulement à la fin des chapitres, qui, heureusement, sont courts.

C'est un « petit » roman agréable, sans plus, ce n'est pas de la grande littérature, loin de là, néanmoins j'ai passé un bon moment. C'est trop court pour s'attacher aux personnages, donc la fin m'a laissée un peu indifférente. Pourtant, je voulais savoir comment finiraient les péripéties de Steve.

Si vous voulez vous procurer quelques frissons, je vous conseille de passer par le site PriceMinister où vous trouverez ce livre pour un bas prix. Ça ne vaut pas la peine de payer plein pot pour ce bouquin lu en une journée...

Ma note 6/10


jeudi 3 septembre 2009

ECHO d'Ingrid Desjours

Le star-system est en deuil depuis que les frères Vaillant, présentateurs adulés de l'émission du moment, ont été sauvagement assassinés. Appelée en renfort auprès du commandant Vivier, l'experte en sexo-criminologie Garance Hermosa établit vite que le crime, obéissant à un obscur rituel, est l'œuvre d'un esprit particulièrement sadique et torturé. Mais dans cet univers de strass et de paillettes où les volontés de nuire sont légion, tous ceux que croisent le policier et sa collaboratrice ont une personnalité assez perverse pour être suspects. Afin de démasquer le meurtrier, la jeune profiler à la vie chaotique devra s'en faire le miroir. Au risque d'épouser sa folie et de plonger au cœur du mal...

Klaus et Lukas Vaillant sont jumeaux et d'une beauté rare. Leur profession ? Animateurs télé. Le concept de l'émission ? Ridiculiser leurs invités et les descendre en flèche.

Ils sont retrouvés morts dans leur appartement, empoisonnés à la strychnine, et l'on devine qu'ils ont succombé dans d'atroces souffrances.

Garance Heromosa, consultante en psychologie, et Patrik Vivier, commandant de la police, sont sur les lieux du crime. Ils réalisent que la liste des suspects est longue ! Parmi eux, Nicolas Dupuy, également animateur télé, qui a proféré des menaces de mort à l'encontre des jumeaux devant un large public. Emmanuel Morante avait également de bonnes raisons pour les tuer... sans compter Gaël Levaillant, oncle de Klaus et Lukas, dont le comportement est plus ou moins bizarre.

Peu de personnalités regrettent la disparition des Vaillant. Après tout, ils tiraient satisfaction de faire souffrir les autres, ils avaient une sexualité déviante et pratiquaient le sado-masochisme à l'extrême.

Pourtant Garance arrivera a dresser le profil du tueur et Patrik mènera l'enquête avec elle...

J'ai adoré la lecture de ce livre. Les chapitres sont courts et percutants. L'intrigue est passionnante, la psychologie des personnages est fouillée, dès le départ on entre dans le vif du sujet. Il s'agit du premier livre d'Ingrid Desjours et je dois dire : Bravo ! Quel talent ! Je me suis demandée, tout au long de la lecture, « mais qui est l'assassin » ? Eh bien, c'est celui auquel je n'ai même pas pensé.

Pourtant, tout au long des chapitres, on peut lire le journal intime du tueur. J'ai assisté, impuissante, à la lente destruction psychologique du coupable. Non, non, je ne vous dévoilerai rien ! Motus et bouche cousue ! Achetez ce livre et vous saurez enfin qui est le vrai coupable !

Le livre comporte 310 pages et se lit très vite, tellement c'est prenant... Ingrid Desjours ne manque jamais de se documenter pour construire l'intrigue, on y croit, tout est possible. Le récit est efficace. L'auteur soigne les détails, il s'agit d'une haletante enquête policière et on s'attache aux personnages.

Ce n'est pas particulièrement sanglant, donc les âmes sensibles peuvent le lire. Vous n'avez aucune excuse pour ne pas acheter ce bouquin !

Je vous souhaite une bonne lecture !

Ma note 9/10


mardi 1 septembre 2009

7 de Richard Montanari

Badlands, le quartier le plus désolé de Philadelphie, un ramassis d'espoirs déçus, de rêves brisés, d'existences détruites. C'est là, dans un appartement insalubre, que l'on découvre le corps d'une jeune femme, minutieusement disposé dans une mise en scène macabre. Lorsqu'un homme téléphone à la police pour revendiquer le meurtre, celle-ci, venue l'appréhender, ne découvre qu'un coeur humain et un message crypté. Ludus : " jeu ", en latin. Telles sont les cinq seules lettres dont vont disposer Byrne et Balzano pour tenter de comprendre les agissements d'un meurtrier pervers, machiavélique et diablement joueur. Car c'est bien d'un jeu macabre qu'il s'agit, le tueur mettant en place un méticuleux puzzle mortel, inspiré d'un casse-tête chinois millénaire, dont seule la résolution peut conduire à l'homme qui se cache derrière ces atrocités. L'homme qui a pris Badlands comme terrain de jeu. L'homme qui dicte les règles. Richard Montanari conduit les inspecteurs Byrne et Balzano dans le monde des obsédés du jeu, des puzzles et des énigmes, et poursuit son implacable portrait de Philadelphie. Avec cette nouvelle enquête, à la fois sombre, ludique et passionnante, qui ravira tous les amateurs de manipulation, il nous donne, après Déviances, Psycho et Funérailles, un nouveau chef-d'oeuvre du genre.

Voilà, je l'ai terminé et je ne sais que dire... après les excellents premiers tomes Déviances, Psycho et Funérailles, voici un tôme consacré aux aventures des inspecteurs Byrne et Balzano. Cette fois-ci, ils auront affaire à un magicien qui sème les indices à travers des énigmes et puzzles en tout genre.

Je suis mitigée... j'ai retrouvé avec plaisir ces deux inspecteurs, mais il manque un je ne sais quoi... d'abord : l'intrigue... elle est très longue à arriver. Il n'y a pas un suspense terrible qui m'a donné des frissons. J'ai tourné les pages en me disant chaque fois : oui, bon, et après ? Tout ça me fait penser que ce livre pourrait ressembler à un couscous dans lequel il manque beaucoup de harrissa...

Richard Montanari parle beaucoup de magie dans ce livre et ce n'est pas un sujet qui me passionne. Pourtant c'est le fil conducteur... le magicien est le méchant, vraiment très méchant, mais l'auteur ne rentre pas trop dans les détails macabres, donc ce livre peut être parcouru par un lectorat qui craint les descriptions horribles.

Je vous conseille plutôt de lire les premiers opus de Richard Montanari. Ce tôme-ci n'apporte rien de plus à la relation Byrne – Balzano et c'est dommage. Je ne me suis pas ennuyée, mais je n'ai pas ressenti ce qu'un bon thriller peut procurer comme sensations (palpitations, poils qui se dressent, frissons, boulimie). Bref, une histoire qui s'oublie vite et qui ne se gravera pas dans ma mémoire !

Ma note 7/10


vendredi 21 août 2009

LA BÊTE d'Anders Roslund et Börge Hellström

Certains crimes méritent-ils vengeance ? Lorsque Bernt Lund parvient à s'évader du quartier pour délinquants sexuels de la prison d'Aspsås, le commissaire Ewert Grens et son adjoint Sven Sundkvist, de la police de Stockholm, craignent le pire. Quatre ans auparavant, Lund a en effet violé et assassiné deux fillettes, sans jamais manifester le moindre remords pour ses actes. Leurs peurs se révèlent fondées : le corps d'une enfant est retrouvé peu de temps après dans un bois, portant la signature de Lund. Tandis que la nation entière s'indigne de l'impuissance des autorités face au meurtrier en fuite, Fredrik, le père de la petite victime, décide de se faire lui-même justice... Thriller d'une noirceur absolue, réflexion magistrale sur la notion de justice, La Bête est le premier titre publié en France d'une série culte en Scandinavie. Traduit en une dizaine de langues, le roman a reçu en 2005 la Clé de verre, la plus haute distinction du polar nordique, décernée, entre autres, à Henning Mankell et Stieg Larsson.

Bernt Lund est un pédophile en liberté. Un jour il se trouve dans un parc où il rencontre 2 filles de 8 ans qui sortent de leur gymnase. Il engage la conversation avec elles et leur propose de leur faire visiter un gymnase tout neuf. Les deux jeunes filles acceptent de le suivre. Il les emmène dans une cave, et là, ce sera l'horreur. Il leur fera subir les pires outrages et les tuera.

Bernt sera vite pris par les policiers. Il sera emprisonné dans la prison d'Aspsäs. Au bout de quatre ans, lors d'un transfert, il réussira à s'évader.

Fredrik est un père heureux. Divorcé, il a la garde de sa petite fille de 5 ans. Il l'emmène au jardin d'enfants pour l'après-midi. A l'entrée, un père attend sa progéniture, il lui dit bonjour... Fredrik, libre pour l'après midi se rend à sa cabane sur une île. Alors qu'il est au téléphone avec son ex-épouse, il voit sur l'écran télé le portrait de Bernt Lund, et il reconnaît l'homme qu'il croyait être un père de famille attendant devant l'entrée du jardin d'enfants. Il téléphone là-bas et on lui apprend que sa fille a disparu. On retrouvera son corps dans une forêt près du jardin d'enfants. Elle aura été violée, sodomisée et tuée avec un objet pointu.

Fredrik est désespéré. Il ne croit pas la police capable d'arrêter Bernt Lund. Il craint que ce dernier ne s'attaque à nouveau à une jeune fille. Il décide de faire justice lui-même.

Pour la Suède, Fredrik est un héros. Mais un jeune procureur demandera son emprisonnement à perpétuité.

Ce livre est génial. Très très bien écrit. J'ai été plongée dans l'univers carcéral où les pédophiles sont très mal vus, que ce soit par les matons ou par les prisonniers eux-mêmes. Les sévices infligés aux victimes ne sont pas trop détaillés, on le sait juste par les rapports du médecin-légiste. Ce n'est pas du tout du voyeurisme, le livre est surtout fondé sur l'ambiance qui règne dans la prison d'Aspsäs, et la mobilisation en Suède pour soutenir Fredrik qui a fait justice lui-même.

Je me suis attachée au personnage de Fredrik, j'ai compris son désespoir et sa volonté de mettre fin aux agissements de Bernt Lund. D'ailleurs, les policiers ont trouvé sur le cadavre de ce dernier, des photos sur les prochaines victimes qu'il s'apprêtait à enlever. Fredrik a donc sauvé la vie de deux enfants.

C'est un livre que je recommande à tous ceux qui s'intéressent aux affaires de pédophilie et les moyens mis à disposition pour lutter contre ce fléau. Anders Roslund a longtemps été journaliste avant de se consacrer à l'écriture. Victime d'abus sexuels dans son enfance, familier des institutions pénitentiaires pour y avoir fait plusieurs séjours, Börge Hellström est l'un des fondateurs d'une association de réinsertion d'anciens détenus. On ressent dans le livre le vécu de Hellström dans les prisons suédoises.

Ce livre est un véritable coup de cœur. Il faudra faire fort dans mes prochaines lectures pour que je ne les trouve pas fades, tellement j'ai aimé La Bête ! La bête qu'est Bernt Lund, qui ne manifeste aucun remords pour ses crimes. La mort de Lund a, certes, empêché un nouveau crime atroce, mais Fredrik, qui l'a tué, est devenu lui même un criminel. Faut-il le condamner ? C'est un fait divers qui enflamme la Suède. C'est extrêmement bien écrit. Il n'y a pas de descriptions inutiles.

Ma note, sans hésitation 10/10


samedi 15 août 2009

LA CICATRICE DU DIABLE par Laurent Scalese

Paris, de nos jours. Un scénariste se défenestre du bureau de Cécilia Rhodes, une célèbre productrice. Chargé de l'enquête, le commissaire Milot ne croit pas à la thèse du suicide et établit un parallèle avec la mort de Lucie Drax, une autre jeune scénariste employée par Cécilia trente ans plus tôt. L'affaire semble étrangement liée à l'histoire personnelle de Milot. Autour de cette femme prête à tout pour parvenir à ses fins gravitent un assistant fou amoureux, un mari richissime et un scénariste raté qu'elle exploite. Des pantins qui ne tarderont pas à vouloir jouer leur propre rôle. Découvrant une femme impitoyable, le commissaire n'hésitera pas à faire saigner une ancienne et effroyable blessure : la cicatrice du diable. Avec ce nouveau roman policier, Laurent Scalese offre une plongée fascinante dans le milieu du cinéma, un univers qu'il connaît bien pour le fréquenter depuis longtemps. Une atmosphère oppressante autour d'une intrigue bien ficelée.

Cécilia Rhodes est une femme ambitieuse que tout le monde craint et déteste. Elle est manipulatrice, garce sur les bords, et aime commander sur son entourage.

Un jour, un scénariste se défenestre de son bureau. Un flic, Artus Milot, ne croit pas au suicide. De plus, il en veut pour des raisons personnelles à Cécilia. On découvrira, au fil des pages, les raisons pour lesquelles il lui en veut tellement.

Laurent Scalese est scénariste pour la télévision et le cinéma. Et dans ce livre, tout est narré comme le scénario pour un film. Cécilia est le personnage principal de l'histoire, je me suis plue à la haïr tellement elle est détestable. Mais au fil des coups de théâtre dans ce livre, on apprend qu'elle est aussi fragile et qu'elle a subi un énorme traumatisme.

Ce livre aurait mérité 100 pages de plus. Certaines situations auraient mérité d'être plus développées, à la fin, j'avais l'impression que le roman n'était pas abouti. J'aurais voulu quelques explications en plus. Il y a pas mal de flash backs et de situations vus par différents personnages, je me suis sentie un peu perdue.

Le personnage d'Artus Milot est très attachant. Il aurait mérité plus de développement. J'ai eu l'impression que ce livre était un synopsis pour un roman plus développé et je trouve cela dommage. Pourtant j'adore les écrits de Laurent Scalese, mais cet ouvrage-ci est le moins bon et je le déplore.

Je n'hésiterai pourtant pas à acheter les prochains romans de cet auteur.

Les chapitres sont courts et percutants. Je me suis attachée à certains personnages et ensuite je les ai détestés. Le roman est ainsi fait... à chaque chapitre on a droit a certaines révélations et retournements de situations. La fin est, d'après moi, un peu bâclée, surtout en ce qui concerne Charlie, ceux qui auront lu le roman comprendront. Ce livre me laisse un goût d'inachevé et l'histoire aurait mérité un développement plus accompli afin de créer un roman plus dense.

Si vous vous intéressez au livre, je vous conseille vivement de passer par le site PriceMinister qui le propose en état comme neuf pour un très bas prix.

Ma note 6/10



jeudi 6 août 2009

AU-DELA DU MAL de Shane Stevens

Après plus de vingt-cinq ans de malédiction éditoriale, nous avons le plaisir de vous présenter pour la première fois en langue française Au-delà du mal, de Shane Stevens, l'un des livres fondateurs du roman de serial killer, avec Le Dahlia noir, de James Ellroy, et Le Silence des agneaux, de Thomas Harris. À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du tueur, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'à un dénouement captivant. A l'instar d'un Hannibal Lecter, Thomas Bishop est l'une des plus grandes figures du mal enfantées par la littérature contemporaine, un héros " terrifiant pour lequel on ne peut s'empêcher d'éprouver, malgré tout, une vive empathie. Au-delà du mal, épopée brutale et dantesque, romantique et violente, à l'intrigue fascinante, constitue un récit sans égal sur la façon dont on fabrique un monstre et sur les noirceurs de l'âme humaine. D'un réalisme cru, presque documentaire, cet ouvrage, hanté par la figure de Caryl Chessman, n'est pas sans évoquer Le Chant du bourreau de Norman Mailer et De sang-froid de Truman Capote. Un roman dérangeant, raffiné et intense.

Thomas Bishop est un enfant battu par sa mère. Elle lui met en tête qu'il est le fils de Chessman, un violeur condamné à mort et exécuté après 12 ans de batailles juridiques. Thomas tue sa mère à l'âge de 10 ans et sera placé dans un hôpital psychiatrique.

Thomas a une intelligence au dessus de la moyenne. Alors qu'il a essuyé un refus pour une éventuelle libération, il va faire la rencontre de Vincent Mungo, lui aussi interné. Il va se servir de lui afin de s'évader de l'hôpital psychiatrique. Grâce à son intelligence, il va usurper l'identité d'un inconnu et parcourir les Etats-Unis en semant derrière lui de nombreux cadavres de femmes : toutes horriblement mutilées.

Dans la deuxième partie du livre, on fera plus ample connaissance avec le journaliste Adam Kenton, le meilleur des enquêteurs. De nombreux protagonistes entreront en jeu... policiers, politiciens, journalistes, sans oublier la pègre vont se lancer sur la trace du tueur en série. Thomas Bishop va trouver des identités différentes avec une facilité déconcertante. Il a su trouver de l'argent et a de quoi subvenir à ses besoins pendant de longs mois.

J'ai beaucoup aimé le début du livre. La description des souffrances infligées à Thomas Bishop par une mère qui perd la tête et dont les coups de fouet sont monnaie courante. Une fois Thomas échappé de l'hôpital psychiatrique, on suit ses divagations à travers l'Amérique. Il n'éprouve aucun remords à tuer les femmes dont il croise la route.

J'avoue que, arrivée au milieu du livre, je me suis un peu perdue au milieu des nombreux protagonistes. Surtout les politiciens et la pègre. Mais on revient vite sur Thomas Bishop et sur le journaliste Adam Kenton, ce qui rend la lecture plus aisée. C'est un très bon livre... dès le début j'ai été happée dans l'histoire, tournant les pages avec avidité. Tout s'imbrique parfaitement. Ce n'est pas trop sanglant, l'auteur ne décrit pas les sévices infligés aux femmes que Thomas tue.

Le style de Shane Stevens est détaché et prenant. J'ai adoré le début lorsque l'enfance de Bishop est narrée. J'ai moins aimé la partie où Stevens parle du sénateur Stoner, qui se sert de l'escapade du tueur pour servir ses propres intérêts. Le roman est un véritable pavé (759 pages), l'intrigue est bien bâtie, l'intérêt ne faiblit pas, malgré quelques longueurs, néanmoins c'est une œuvre très dense. Je vous le recommande vivement !

Ma note 9/10


jeudi 16 juillet 2009

L'INCONNU DU NORD d'Anna Jansson

L'île de Gotland passe pour l'un des plus beaux paradis sauvages de Suède. Son chef-lieu, la petite ville de Visby, est une cité calme où chacun se connaît et se respecte. Forêts, plages et collines y sont autant de refuges pour les hommes et les oiseaux. L'inspecteur Maria Wern y mène l'existence d'une femme d'aujourd'hui, entre deux enfants adorés et un ex-mari souvent absent. Jusqu'au jour où l'île bascule dans la terreur. En lisière de forêt, un campeur a été retrouvé égorgé tandis qu'à quelques kilomètres au Sud, une épidémie de fièvre foudroyante se déclenche. Les malades meurent les uns après les autres, au même rythme que les assassinats qui se multiplient. Mais tout cela est-il vraiment une coïncidence ? Aidée du seul médecin qui lutte encore, Maria Wern veut tenir bon et mener son enquête. Une énigme où les inconnus sont nombreux... et très dangereux.

Pfffff... difficile de faire un résumé de ce livre puisqu'il ne s'y passe rien, mais alors rien du tout... en deux mots, un homme collectionneur de pigeons voyageurs constate qu'il a un pigeon inconnu qui a l'air malade, l'homme le soigne comme il peut. Peu après, il se sent malade lui aussi, pourtant il va chez sa voisine manger une omelette aux champignons. Le lendemain, tout va mal, il ne peut plus se lever du lit, il l'ignore, mais tous ses pigeons sont morts.

Un chauffeur de taxi va rendre visite à l'homme, n'obtenant pas de réponse, il entre par effraction dans la maison et constate que l'homme est mort. Sa voisine ne se sent pas bien non plus. Le chauffeur de taxi l'emmène à l'hôpital, peu de temps après elle va décéder.

Cependant, un homme est retrouvé par la police, dans une tente, égorgé. Maria Wern est chargée de l'enquête. Hélas, j'avais beau tourner les pages, l'enquête n'a pas eu lieu. L'auteur a préféré donner une importance, qui s'accroit au fil des pages, à l 'épidémie de grippe aviaire qui a lieu sur l'île de Gotland en Suède.

Il n'y a aucun suspense dans ce livre. Je ne me suis jamais autant ennuyée à la lecture de ce tome. Que c'est long ! On passe de protagonistes en protagonistes qui tombent malades à leur tour et sont hospitalisés. L'auteur parle beaucoup de la Sécurité Sociale en Suède et les tricheries des politiques.

Franchement je me suis ennuyée comme jamais. Je suis arrivée à la page 200 avec peine et finalement je lisais une page sur deux puisque ça ne parle de rien du tout.

Ce livre m'a été offert par l'éditeur, il m'est alors difficile de trop casser le livre, pourtant je ne peux m'en empêcher, si vous attendez un livre avec du suspense, passez votre chemin... ce n'est qu'un long récit sur les problèmes qui peuvent survenir lors d'une épidémie de grippe aviaire. Position des hommes politiques, résistance du virus au Tamiflu, manque de moyens face à cette épidémie... quarantaines en tout genres, on a l'impression que l'auteur a voulu surfer sur la peur de la grippe aviaire qui s'est abattu sur le monde il y a deux- trois ans et sur le phénomène de la grippe A (ou porcine) qui sévit actuellement sur la planète. Ça fait penser un peu à un livre opportuniste qui s'empare de l'actualité sauf que l'histoire et le scénario ont été complètement négligés.

Je ne me suis pas attachée aux personnages, puisque l'on passe d'un protagoniste à l'autre, sans véritable héros, et c'est l'une des grandes faiblesses de ce roman tout comme l'absence de véritable trame: pas de rebondissements, sensation de vide et manque d'épaisseur dans l'écriture . Je ne recommande pas ce livre aux amateurs de sensations fortes et de personnages à la psychologie détaillée.

Ma note 2/10


dimanche 5 juillet 2009

UN AUTOMNE A RIVER FALLS d'Alexis Aubenque

En ce début d'automne, deux assassinats commis coup sur coup viennent troubler la tranquillité toute relative de River Falls, déjà ébranlée par un sordide fait divers quelques mois plus tôt. Le premier crime fait grand bruit : Robert Gordon, un avocat brillant, philanthrope à ses heures, est retrouvé électrocuté dans le Jacuzzi de sa luxueuse demeure, sur les hauteurs de la ville. Tout laisse penser que le meurtrier a voulu faire croire à un suicide, mais le subterfuge est grossier. Le même jour, le corps d'un SDF roué de coups et jeté dans la rivière arrive à la morgue, sans susciter beaucoup d'émoi. A priori, aucun lien entre les deux affaires. Le shérif Mike Logan, épaulé par sa compagne, la célèbre profileuse Jessica Hurley, va devoir élucider les meurtres. Commence alors une plongée inquiétante dans les noirceurs de l'âme humaine qui révélera des secrets dévastateurs.

River Falls... un célèbre avocat se réveille au milieu de la nuit, il se rend dans son salon et admire la ville... là, il voit dans son jardin un mouvement. Il sort et là un inconnu lui applique un chiffon imbibé de chloroforme sur le visage.

Son amie du moment le retrouvera mort dans son jacuzzi. Or, la police découvrira vite que ce n'est pas un suicide. Le shérif Mike Logan, aidé par sa compagne Jessica Hurley, profileuse du FBI, mène l'enquête.

La même nuit un autre cadavre sera découvert, celui d'un SDF, trouvé dans une rivière près d'un pont, apparemment, selon le légiste, il aura été roué de coups mortels avant d'avoir été jeté du pont.

Selon le shérif Logan, il n'y a aucun lien entre les deux crimes... Et pourtant...

Je me suis plongée avec plaisir dans les nouvelles aventures du shérif Logan et sa compagne Hurley. Alexis Aubenque a le don d'attirer l'attention du lecteur tout au long du roman. Pourtant j'ai préféré 7 Jours à River Falls, où les descriptions étaient plus crues. Dans Un Automne à River Falls, l'auteur survole à peine les sévices infligées aux victimes et c'est dommage. Je n'ai pas eu cette montée d'adrénaline que m'a procuré le premier opus. Néanmoins, j'ai pris plaisir à lire ce livre, le suspense étant au rendez-vous. Je ne raterai sous aucun prétexte le troisième opus de la trilogie !

L'auteur sait brillamment attirer l'attention du lecteur. Il y a un scénario parfait et tout au long de la lecture, le suspense augmente au fil des pages. Il y a un rythme soutenu qui s'accélère vers la fin. L'écriture est très dense, et Alexis Aubenque s'en tire parfaitement.

Je n'en ferai pas un coup de cœur puisqu'il manque ce petit détail des descriptions sanglantes qui lui enlève un point. Mais je vous conseille de le lire ! A noter qu'il est recommandé de lire 7 Jours à River Falls en premier pour comprendre l'évolution des personnages. Vous ne regretterez pas cet achat, car c'est un thriller mené tambour battant, des personnages bien campés et une intrigue bien construite.

Pour en revenir à Un Automne à River Falls, il est à noter que les personnages sont très attachants. Surtout la vie de deux étudiants d'université qui sont très touchants. Bref, c'est un roman qui m'a beaucoup plu ! Je vous le recommande vivement !

Ma note 9/10