vendredi 26 mars 2010

INTRUSION d'Elena Sender

Brillante neuropsychiatre, spécialiste des troubles de l'âme, Cyrille Blake reçoit un nouveau patient : Julien Daumas. Très séduisant, mais obsessionnel, impulsif, le regard inquiétant. D'emblée, il la tutoie, lui dit qu'il la préférait avec ses cheveux blonds. Cyrille est pourtant sûre de n'avoir jamais vu cet homme. En vérifiant dans ses dossiers, elle doit se rendre à l'évidence : elle l'a soigné lorsqu'elle terminait son internat de médecine. Comment peut-elle ne plus s'en souvenir ? Déstabilisée, Cyrille fouille son passé et découvre l'impensable : elle a oublié des pans entiers de son existence. C'est incompréhensible. D'autant qu'au même moment, des événements inhabituels surviennent autour d'elle. Epiée en permanence, traquée jusque dans son appartement, Cyrille croit devenir folle ! Il faut qu'elle retrouve la mémoire. Coûte que coûte. Sauf que dans certains cas, il vaut mieux ne jamais se souvenir car, parfois, l'oubli est la seule solution pour continuer à vivre. Une intrusion dans les rouages de la mémoire, un thriller psychologique subtil et haletant, un premier roman captivant qui explore les mécanismes fascinants du cerveau.

La neuropsychiatre Cyrille Blake dirige le centre Dulac, une petite clinique où l'on soigne divers maux psychiatriques, et aide les personnes traversant des difficultés passagères. Cyrille est mariée à Benoït, candidat au prix Nobel grâce à la découverte d'un médicament, le Mésératrol, un remède qui permet d'atténuer la douleur suite à des chocs psychologiques.

Un beau jour, à la Clinique, arrive Julien Daumas qui souffre d'un grave traumatisme. Cyrille sait qu'elle est tombée sur un cas particulier. A la fin de la consultation, Julien tutoie Cyrille et lui demande si vraiment elle ne le reconnaît pas, puisqu'elle l'a soigné dix ans auparavant. Cyrille ne s'en souvient pas et croit avoir affaire à un cinglé, pourtant, après vérifications, elle s'aperçoit que Julien n'est pas un mythomane. D'autres faits troublants la mettront en face d'une vérité qu'elle doit assumer... elle a perdu la mémoire de son passé. Elle se confie à son mari, qui dédramatise la situation. Cyrille ne se doute pas qu'en recherchant son passé et ses secrets, elle mettra sa vie en danger.

C'est le premier roman d'Elena Sender et c'est une véritable réussite. Dès les premières pages, le lecteur se retrouve entrainé dans cette histoire pour le moins étonnante. L'intrigue est à la fois haletante et très bien ficelée, les événements s'enchainent, le rythme est très rapide. Il n'y a pas de violence inutile ni de temps mort.

Cyrille est un personnage émouvant et attachant. Julien, au fil de la lecture, se montre effrayant jusqu'au dernier rebondissement. Cyrille m'a touchée, je l'ai sentie perdue, j'aurais voulu l'aider dans la recherche de son passé.

Il m'a été impossible de lâcher le livre vu qu'à chaque chapitre je me suis laissée surprendre. C'est un thriller psychologique captivant qui m'a entrainée de Paris à Bangkok. Ce livre est franchement passionnant. Le style est assez simple, on ne bute pas sur les mots scientifiques, alors que ça aurait pu, vu que Elena Sender a choisi de faire tourner son récit autour de la complexité du cerveau.

Un grand merci aux Editions XO qui m'ont envoyé cette perle.

Ma note 9.5/10


vendredi 12 mars 2010

LE MONSTRE DE FLORENCE de Douglas Preston et Mario Spezi

En août 2000, Douglas Preston s'installe non loin de Florence dans l'intention d'écrire un roman policier. Afin de tout savoir des méthodes et des techniques d'enquête de la police italienne, il rencontre Mario Spezi, journaliste florentin de La Nazione, spécialiste des affaires criminelles. Celui-ci lui raconte l'histoire du Jack l'éventreur florentin, l'une des affaires criminelles les plus extraordinaires de tous les temps. Et toujours pas élucidée...
Entre 1974 et 1985, sept couples ont été assassinés alors qu'ils faisaient l'amour dans leur voiture au milieu des collines entourant la ville. Quatorze crimes, un nombre incalculable de suspects, des dénonciations, des folles rumeurs, des fausses accusations, plusieurs procès -; les ratages monumentaux de la justice sont ici mis en exergue -, mais le coupable court toujours...
Les deux hommes décident alors de reprendre l'enquête et de démasquer le Monstre. Une enquête qui dérange en haut lieu, au point que Preston a été accusé de complicité de meurtre, de détournement de preuves, de faux témoignage et d'entrave à la justice ; on l'a menacé d'arrestation s'il remettait les pieds en Italie. Les choses sont allées plus loin encore pour Spezi, puisqu'on l'a accusé d'être lui-même... le Monstre.

Je ne ferai pas de résumé cette fois-ci, car l'article de la Fnac suffit amplement.

Ce livre est composé de deux parties, la première du point de vue de Mario Spezi, un journaliste qui nous présente l'affaire du monstre de Florence, les meurtres, les accusations, les divers témoignages ainsi que son opinion sur l'affaire.

La deuxième partie du livre nous expose le vécu de Douglas Preston qui se lie d'amitié avec Mario Spezi. Il s'installe à Florence avec sa famille pour écrire un thriller, mais Spezi attirera toute son attention sur l'affaire du Monstre de Florence. Ils décident d'écrire ensemble un livre sur ce cas.

C'est un livre qui se lit comme un polar, hélas, il s'agit d'une histoire vraie, des meurtres bien réels, des accusations, des jugements et des rumeurs complètement absurdes.

Il n'y a pas de dialogues dans ce livre. Après tout il s'agit d'un témoignage sur un cas réel.

J'ai eu à déplorer quelques longueurs et avec tous les accusés, les policiers, les carabinieri, les juges, je commençais à me mélanger un peu les pinceaux avec tous leurs noms. Néanmoins, comme je n'avais jamais entendu parler de cette affaire, j'ai lu ce roman avec intérêt.

Mon attention a d'abord été attirée par les meurtres, qui sont horribles. Puis, lorsque Douglas Preston est accusé de diffamation et détournement de preuves, les autorités lui demandent de quitter le territoire italien et de ne plus y remettre les pieds s'il ne veut pas être jugé. Le pauvre Mario Spezi sera jugé en tant que Monstre de Florence et sera mis en prison. Que d'émotions, quelle histoire !!!!

Franchement, moi qui suis une véritable fan de Douglas Preston, si possible co-écrit avec Lincoln Child, je trouve que ce livre est un peu en dessous de leurs œuvres précédentes... je préfère les tomes où figure l'inspecteur Pendergast. Néanmoins, il y a du suspense et j'ai pris du plaisir à lire ce livre.

Ma note 7.5/10



mercredi 3 mars 2010

LA FUREUR DANS LE SANG de Val McDermid

Shaz Bowman appartient à une unité de police spécialisée dans le profilage des tueurs en série. Lorsqu'elle découvre que la disparition de plusieurs adolescentes dans différentes régions d'Angleterre coïncide avec la présence en ces lieux de Jacko Vance, présentateur vedette à la télévision et star de la presse people, elle ne résiste pas à l'envie d'aller vérifier par elle-même ses pressentiments auprès de celui qu'elle suspecte. Cette naïveté teintée d'ambition personnelle risque de lui être fatale. Dès cet instant, les évènements se précipitent pour les collaborateurs de Bowman qui devront affronter un criminel furieux d'avoir été défié. Il est bien décidé à exécuter sa dernière proie pour effacer tous les soupçons qui pèsent sur lui. La Fureur dans le sang est la description minutieuse de l'univers d'un meurtrier possédé par sa haine des femmes. La duplicité de sa perversion le pousse à chercher l'adoration de celles-là mêmes qu'il déteste et ne rêve que de mutiler. Un cauchemar éveillé dont aucun personnage ne sort indemne

Tony Hill, clinicien, dirige une cellule de profilage nouvellement créée. Parmi les élèves, tous des inspecteurs triés sur le volet, il y a Shaz Bowman, séduisante jeune femme aux yeux bleus. Tout ce groupe a la charge d'établir le portrait psychologique de tueurs en série sur des affaires non résolues.

Shaz Bowman nourrit une admiration sans réserves pour Tony Hill. Pour former ses élèves, Tony leur propose un exercice basé sur des faits réels. Il porte à leur connaissance le cas de disparitions de jeunes filles.

Shaz prend cet exercice très au sérieux. A la lecture de quotidiens, un lien lui apparaît. Sur chaque lieu de disparition de ces jeunes filles, on peut noter la présence aux alentours de Jacko Vance, un célèbre animateur de télévision, adulé par le public, et possédant de très nombreux fans.

Ce dernier est également connu pour son engagement auprès des handicapés et des personnes en fin de vie. C'est un personnage à la réputation sans faille.

Lorsque Shaz fait part de ses découvertes à la cellule de profilage, personne ne la prend au sérieux. Cependant, elle persiste et continue a amasser les preuves, et puisque personne ne la croit, elle prend l'initiative de se rendre au domicile de Jacko Vance sans se douter qu'elle va entrer dans la gueule du loup.

Décidément, j'adore les romans traitant de tueurs en série tordus. Dans ce roman, dont on sait le nom du coupable dès le début, tous les chapitres sont passionnants, tout fonctionne à la perfection. J'ai retrouvé avec plaisir Tony Hill et Carol Jordan, après les aventures qu'ils ont subies dans « Le Chant des Sirènes ». Carol doit se démener sur une affaire d'incendiaire, mais donne un coup de main à Tony Hill qui lui rend la pareille.

Avec Val McDermid, j'ai retrouvé avec plaisir la lecture d'un bon thriller, un suspens qui va crescendo. Elle m'a captivée de bout en bout et confirme qu'elle est l'un des grands auteurs de thrillers impliquant des sérial-killers. Dans ce livre, il y a matière à étancher ma soif de sensations fortes.

J'ai hâte de me plonger dans la suite, « La Dernière Tentation », pour retrouver Tony et Carol.

Ma note 9/10


vendredi 19 février 2010

LA ONZIEME PLAIE d'Aurélien Molas



Une crise sociale sans précédent a plongé la France dans le chaos et le désespoir. Partout, les voitures brûlent, explosent, des bandes de casseurs vandalisent les rues. La police débordée traverse une grave crise de confiance.
Dans cette atmosphère survoltée, le commissaire Kolbe, à la tête d'une unité spéciale chargée de lutte contre la pédophilie, est sur la sellette. Ses enquêteurs viennent de découvrir un container de cassettes particulièrement atroces. L'affaire doit être élucidée au plus vite.
Dans le même temps, au métro Porte des Lilas, deux jeunes filles se jettent ensemble sous le métro. Mais s'agit-il vraiment d'un double suicide ?
A rebours d'une société cynique dont la seule règle est le profit et la consommation, les protagonistes du roman affrontent avec l'énergie du désespoir leurs propres démons. Un thriller sombre, foisonnant, complexe, extrêmement bien construit et intelligemment mené.

Une crise sociale sans précédent brûle Paris... partout, des manifestants, des voitures incendiées, des vitrines fracassées... Dans ce chaos, le commissaire Kolbe, à la tête d'une unité spéciale chargée de lutte contre la pédophilie, est sur la sellette. Ses collègues ont trouvé dans un container des cassettes particulièrement atroces, dans lesquelles les victimes sont de jeunes enfants.

Au même moment, à la Porte des Lilas, deux jeunes filles se jettent sous le métro : mais est-ce bien un suicide ? Blandine, jeune femme policière, n'y croit pas trop... à elle d'identifier les victimes, de visionner les caméras de surveillance des voies du métro, et d'annoncer la mauvaise nouvelle aux parents. Mais tout ne se passera pas comme prévu.

Aurélien Molas a 24 ans, et avec ce livre j'ai découvert un jeune auteur plein de promesses. Il signe là un véritable chef d'œuvre qui m'a fait frissonner du début à la fin. Ce livre parle de pédophilie, mais l'auteur a su suggérer les faits et ne tombe à aucun moment dans le voyeurisme.

Des flics ripoux, des hommes sans conscience, des policiers blessés, le tout dans une France à fleur de peau, ce livre a fait monter ma dose d'adrénaline à de nombreuses reprises. Pour moi il s'agit d'un véritable coup de cœur.

Selon moi, Aurélien Molas parvient à rivaliser avec le talent narratif des plus grands auteurs de thrillers américains. Des chapitres courts, qui donnent envie de tourner avidement les pages afin de savoir la suite.

Les personnages sont attachants, surtout Blandine, à laquelle je me suis facilement identifiée. Les meurtres restent dans le soft, donc tout lecteur peut s'attaquer à ce chef d'œuvre. Les premières pages du récit donnent le ton...des dvd pédophiles sont découverts, et la police est chargée d'authentifier la source du site internet qui les diffuse. Les indices sont semés au fur et à mesure. Je vous assure qu'une fois commencé, il est difficile de décrocher de l'histoire... tant pis pour mon ménage, ça attendra, je voulais savoir la suite...

Il n'y a pas de violence ni de descriptions macabres gratuites. Aurélien Molas a su rester discret sans tomber dans le hard porno, même si j'aurais volontiers apprécié qu'il lorgne du côté de l'horreur, histoire de frissonner davantage. Mais je ne lui en tiendrai pas rigueur, car son style m'a paru incisif, direct, et palpitant.

Il va sans dire que j'attends le prochain roman de cet auteur avec impatience. En tout cas, avec la « Onzième Plaie », Aurélien Molas signe un thriller digne des plus grands écrivains de polars. Je vous le recommande vivement.

Ma note : 9,5/10





mardi 9 février 2010

CADRES NOIRS de Pierre Lemaitre

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir. Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. A son sentiment de faillite personnelle s'ajoute bientôt l'humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois... Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d'étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l'argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l'ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d'une prise d'otages. Alain Delambre s'engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité. S'il se rendait compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite. Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir...

Étant inscrit à l'Anpe, il accepte des petits boulots démoralisants. Et tout ça pour cinq cents euros par mois. Un matin, il reçoit de son supérieur un coup de pied aux fesses. Alain ne peut l'accepter et riposte par un coup de tête. Son supérieur, blessé, est transporté à l'hôpital et porte plainte contre Alain Delambre. Celui-ci est viré sur le champ de son boulot.

Il est démoralisé, il rentre penaud à la maison, et là, il voit sur une annonce qu'une entreprise cherche à le recruter. Son profil correspond. Alain fait donc sa candidature et peu après il est convoqué pour un premier entretien. Cette épreuve réussie, l'entreprise le fait venir pour l'épreuve ultime de recrutement... un jeu de rôle sous la forme d'une prise d'otages.

Afin de réunir tous les atouts de son côté, Alain engage un détective privé afin d'avoir le plus d'informations possible sur les autres qui ont la même convocation. Il lui en coûtera 25 000 Euros pour avoir ces infos. Il ne les a pas, il est ruiné, alors il se tourne vers son gendre qui travaille dans un service de prêts et qui refuse de lui donner cet argent. Il va alors vers la femme de son gendre, sa propre fille, pour lui demander cette somme... elle acceptera de le lui prêter.

La femme d'Alain n'est au courant de rien... cette somme qu'Alain a obtenue va dans la poche du détective privé. En plus, il engage un ancien flic du Raid pour avoir toutes les informations sur la prise d'otages...

Sachez tout d'abord je je suis une fan inconditionnelle de Pierre Lemaitre... J'ai adoré « Travail Soigné » qui était sanglant à souhait et « Robe de Marié »... Je me suis réjouie qu'il sorte un nouveau livre... hélas, j'ai lu beaucoup de mauvaises critiques, j'ai annulé ma commande et finalement je l'ai eu en prêt grâce à Lisalor, du Forum Passion Livres.

J'ai commencé ma lecture et je dois dire hélas : Que c'est long !!!!!!!!!! ce livre est composé de 3 parties, l'avant, pendant, et l'après...L'avant est narré du point de vue d'Alain. Pendant est narré par un autre protagoniste de l'histoire, et là, j'ai décidé d'arrêter la lecture de ce livre...

Il n'y a pas de meurtres bien sanglants, pas de suspense, c'est juste un livre qui décrit le moral d'un quinquagénaire au chômage qui est dégouté de la vie. Il en veut à la terre entière, bon, soyons humains, je le comprends, mais ce livre n'a rien à faire dans les thrillers ou les livres policiers...

C'est juste les états d'âme d'un chômeur qui n'a plus le sou et qui devra faire face à la justice suite au coup de boule qu'il a donné à son supérieur lors de son petit job. Il est prêt à tout pour réussir le jeu de rôle que lui propose l'entreprise de recrutement.

Je suis donc très déçue de ce livre, Pierre Lemaître m'a habituée à mieux et ses deux précédents livres trônent dans la bibliothèque. Heureusement, « Cadres Noirs » n'était qu'un prêt !!!!!!!

Ma note 2/10. Je ne classerai pas ce livre dans polars ou thrillers, mais dans littérature française !


dimanche 7 février 2010

DEXTER DANS DE BEAUX DRAPS de Jeff Lindsay

Après une lune de miel à Paris étonnamment réjouissante, Dexter, marié, commence à s’encroûter. Mais la découverte d’un premier corps joliment posé dans un transat sur la plage réveille son besoin de faire justice... à sa manière. Il apprend bientôt qu’un artiste sadique dispose ses œuvres macabres aux quatre coins de la ville de Miami. De plus, sa sœur Deborah, chargée de l’enquête, est poignardée par un de ses suspects. Pas d’hésitation : il le retrouve et, convaincu de tenir son artiste délirant, l’élimine. De façon atroce, comme d’habitude !
Problème : quelqu’un l’a filmé et a mis sa vengeance en ligne, sur YouTube.

Dexter est appelé sur plusieurs sites où des cadavres sont trouvés, ceux-ci étant disposés d'une façon étrange. Deborah, la soeur de Dexter, est chargée de l'enquête.

L'office du tourisme de Miami a reçu une vidéo montrant ces cadavres. Deborah et Dexter réalisent que le meurtrier en veut au tourisme de Miami. Ils demandent alors à la directrice de l'office du tourisme un listing de toutes les personnes ayant été virées dans les 2 dernières années. Une dizaine de noms ressort de cette liste.


Deb' et Dexter vont alors mener l'enquête auprès de ces personnes. A un moment donné, ils tombent sur le nom d'un suspect, et se rendent à son domicile. Dexter reste dans la voiture et assiste, impuissant, au coup de poignard que reçoit Deborah.

Elle est transportée à l'hôpital dans un état critique. Dexter veut se venger... à sa manière... il découpe en morceaux le corps de celui qui a poignardé Deb'. Le lendemain, Dexter, l'âme en paix, se rend à son bureau, il consulte ses mails... dans l'un d'eux, fort mystérieux, il y a un lien vers le site Youtube. Il clique sur le lien, et là il découvre les images de son meurtre de la veille... Il sait qu'il a peu de temps pour retrouver l'auteur de ces images...

C'est le premier livre de la série Dexter que je lis. J'avais essayé de lire le premier, mais j'avais laissé tomber, n'arrivant pas à rentrer dans le style. Dans le 4 ème opus, j'ai été tout de suite happée par l'histoire.

Je vous avertis, ce livre n'a rien à voir avec la saison 4 de Dexter dans la série télé.

Il y a du suspense, c'est écrit à la première personne du singulier et c'est très agréable. Il y a même de l'humour. Ce que je reproche un peu à la série comme dans cet opus, c'est le manque de sentiments de la part de Dexter. Il reste stoïque dans toute circonstance et c'est dommage. Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre. C'est un bouquin vite lu, même pas 300 pages, donc vite avalé, à mon plus grand plaisir.... Quelques incohérences quant aux personnages, par exemple un flic qui n'a plus de bras ni jambes et auquel on a coupé la langue travaille toujours dans la police, ce que je trouvais un peu too much.

Peu de détails aussi dans la vie personnelle de Dexter... il est marié à Rita et ils communiquent peu, ce qui rend le personnage de Rita un peu transparent. En fait, j'aurais aimé que le livre fasse une centaine de pages de plus, qu'on en sache davantage sur les sentiments de Dexter...

Mais malgré tout, j'attends la suite avec impatience ! Que ce soit la version télé ou la version papier !!!

Ma note 7.5/10


lundi 1 février 2010

LE CHANT DES SIRENES de Val Mcdermid

" Il n'a pas voulu de moi. Je ne demandais qu'à lui donner de l'amour, à le satisfaire, à le combler. Mais il a refusé tout ce que je lui offrais. C'est à ce moment-là que les meurtres ont commencé à Bradfield... " La police l'appelle le Tueur Homo. Féru de supplices anciens tels que le chevalet, il punit atrocement les jeunes hommes qui l'ont repoussé. Au point, sans doute, de ne trouver le bonheur que dans la punition. Face à lui, assistant les enquêteurs, Tony Hill, " profileur ", psychiatre chargé de dessiner le portrait mental d'un assassin d'après ses actes et ses habitudes. Mais se frayer un chemin dans la tête de ceux qui tuent, n'est-ce pas aller à la rencontre de ses propres gouffres ?

La police de Bradfield recherche un sérial killer qu'on surnomme « le Tueur Homo ». Des hommes sont torturés puis tués et déposés dans les quartiers fréquentés par des homosexuels.

Carol Jordan mène l'enquête, et pour l'aider, un psychiatre essaie de dresser le portrait du tueur, il s'agit de Tony Hill, un « profiler » qui s'investit énormément dans cette recherche.

Dans ce livre, l'intrigue est bien menée, les personnages sont fouillés, il y a du suspense jusqu'à la dernière ligne. Le style est rythmé, il n'y a pas trop de personnages donc on ne s'y perd pas, on est spectateur des meurtres vu qu'ils sont très bien décrits. Tony Hill est un personnage torturé, souffrant d'impuissance, il fait alors appel aux téléphones roses, et une étrange Angelica l'appellera régulièrement pour qu'il puisse prendre son plaisir. Tony est attiré par Carol Jordan et c'est réciproque... J'aurais voulu qu'il se passe quelque chose entre eux, vu que leur attirance est palpable...

Les crimes sont vraiment horribles, le tueur n'hésitant pas à employer les instruments de torture qu'on utilisait pendant l'inquisition. L'intérêt de ce livre est dans les écrits du tueur sur disquette que l'auteur dissémine à chaque nouveau chapitre.

J'ai pris plaisir à m'identifier aux personnages principaux et je ne vais pas hésiter à me commander la suite où l'on retrouve Carol et Tony Hill. Ce sont deux personnages sympathiques et je me suis mise à leur place... J'ai été surprise par l'identité du sérial killer, vu que je pensais que c'était un homme bien plus proche de la police !

Vous pouvez trouver ce livre en format livre de poche sur PriceMinister...pour 2 euros et 3 euros pour le livre grand format (masque noir). C'est un livre qui vaut la peine d'être lu et vous aurez sûrement envie comme moi de lire la suite !

On peut retrouver les protagonistes dans les livres suivants : « La fureur dans le sang », « la dernière tentation », « La souffrance des autres ». Je me suis d'ores et déjà commandé ces tomes trouvés à bas prix sur PM.

Ma note 9/10.



samedi 23 janvier 2010

JUSQU'A CE QUE LA MORT NOUS UNISSE de Karine Giébel

L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...

Vincent est guide de haute montagne dans le Mercantour, une région des Alpes-Maritimes. Sa femme, qu'il adorait, est partie avec un touriste, 5 ans auparavant, ne lui donnant plus signe de vie depuis. Dès lors, Vincent collectionne les aventures d'une nuit, il agit ainsi comme pour se venger du départ de Laure. Un soir, il invite une jeune femme à dîner, elle s'imagine déjà faire sa vie avec lui... Après une nuit torride, Vincent lui fait comprendre que ce n'était qu'une aventure sans lendemain. Cette jeune fille, plus fragile que les autres, se suicide. C'est un coup dur pour Vincent, et son meilleur ami, Pierre, le lui reproche.

Quelques jours plus tard, Pierre, garde du Parc naturel, est retrouvé mort au fond d'un ravin. Pour Vincent c'est un coup terrible, Pierre étant comme un frère pour lui. Mais Vincent se pose beaucoup de questions... Pierre connaissait parfaitement les lieux, surtout qu'à l'endroit où il est mort, il n'y a pas de difficultés particulières. Vincent partage ses doutes avec Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec qui il se lie d'amitié. Tous deux vont alors mener l'enquête, et vont se rendre compte que ce ne sera pas une mince affaire... corruption, meurtres, secrets inavoués vont être de la partie... à eux de trouver des preuves...

Je suis une fan inconditionnelle de Karine Giébel, qui nous narre dans ce livre une histoire remarquablement construite : elle prend le temps de nous décrire les personnages et les magnifiques lieux du Parc du Mercantour. Il y a des rebondissements inattendus, et l'auteur nous rappelle le long des pages qu'il faut savoir respecter la nature.

Je me suis attachée au personnage de Servane, qui a beaucoup de peine à intégrer un milieu très masculin dans la gendarmerie. Elle ressent la tension qui est palpable entre les défenseurs du Parc et les chasseurs. Elle découvrira que la montagne est belle et meurtrière à la fois. L'auteur, comme dans « Meurtres pour Rédemption », décrit parfaitement les portraits féminins, leurs fêlures, leur force et leurs différences, elle n'a pas son pareil pour retranscrire magnifiquement les paysages montagneux, fascinants, passionnants, dangereux.

Ce roman conviendra à tous les lecteurs. Ce n'est pas trash du tout, c'est un roman du terroir avec une histoire d'amour et un crime non sanglant. Mais une si belle histoire...

Ma note 9/10


samedi 16 janvier 2010

LEVEL 26 d'Anthony E. Zuiker


Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix.

Sqwigeel est un sérial killer abominable. Sur une échelle de 1 à 25 il est classé, selon les policiers du monde entier, à 26 ! Il a déjà semé de nombreux cadavres derrière lui et ses crimes sont atroces, car avant tout, il aime prendre son plaisir à faire souffrir ses victimes.

Un seul homme peut l'arrêter, Steve Dark, qui est le seul à avoir pu l'approcher une fois et croiser son regard. Mais Sqwigeel s'est vengé, il a tué toute la famille de Dark. Ce dernier a failli perdre la raison... il a abandonné son métier d'agent spécial pour se réfugier dans l'alcool. Un jour, alors qu'il était dans un supermarché pour faire son ravitaillement en alcools forts, il rencontre la belle Sibby, qui arrive à le soulager de sa peine. Ils se marient et achètent une belle maison à Malibu.

Sibby est enceinte de 8 mois et elle vit heureuse avec Steve. Hélas, l'ancien supérieur de Steve lui rend visite, il lui demande de reprendre son enquête sur Sqwigeel, sinon il sera éliminé par le ministère de la défense. Lorsque Steve se rend compte que le sérial killer a réussi à entrer dans sa maison et mettre en danger sa femme Sibby, Steve n'a pas d'autre choix que d'accepter la mission.

C'est un très bon livre, je n'ai pas pu le lâcher tellement j'ai été accaparée par le récit.

De plus, fait innovant, c'est un livre interactif : en effet, vous pouvez vous enregistrer sur le site www.level26.com et en lisant ce bouquin, vous verrez que toutes les 20 pages environ vous pourrez saisir un code qui vous donnera accès à un film d'une minute environ, vous montrant sous forme de vidéo, le dernier paragraphe du chapitre que vous lisez. Ainsi, vous pourrez mettre un visage sur les protagonistes ou sur les victimes de Sqwigeel.

Mais la vue de ces images n'est pas obligatoire... l'histoire est parfaitement compréhensible si vous ne possédez pas Internet. Je dirais que ces images sont un plus dans l'histoire. La première fois que vous vous connectez sur le site, il suffit de taper votre email et un mot de passe, cocher l'onglet « se souvenir de moi pendant 2 semaines » et vous pourrez saisir le code. Par exemple, le premier code, concernant une vidéo qu'a reçu le FBI pour un crime que Sqwigeel a commis, vous devrez saisir le code « snuff » et vous aurez accès à une courte vidéo montrant la victime attachée et tuée par son agresseur. C'est une idée plutôt originale et que j'ai bien aimée, à noter toutefois que le site est en anglais, bien que je ne sois pas particulièrement anglophone, je n'ai pas eu de difficulté à consulter les documents.

Les personnages sont très attachants... j'ai beaucoup aimé la relation Steve – Sibby. Le sérial killer est vraiment très méchant et fera une fixation sur Steve... L'histoire est prenante, beaucoup de crimes sont suggérés et pas détaillés, donc les plus sensibles pourront quand même lire cet opus, qui d'ailleurs, est le premier d'une trilogie.

L'auteur, Anthony Zuiker, est très connu dans le monde de la télévision, puisqu'il est le créateur, scénariste et producteur de la série « Les Experts », le feuilleton le plus regardé au monde. Il a écrit Level 26 en collaboration avec Duane Swierczynski.

J'ai adoré, dans le roman, la présence de Sibby. Il y a beaucoup de suspense, d'ailleurs mes ongles en ont fait les frais ! J'ai très bien commencé l'année en lisant ce bouquin ! Je lui mettrai un :

9/10

mardi 12 janvier 2010

MAUSOLEE de Linda Fairstein

Après avoir terrorisé les quartiers chic de Manhattan, celui que la presse a surnommé " le violeur au bas de soie " a disparu sans laisser de traces. Quatre ans plus tard, il semble de retour, sévissant cette fois avec une violence inaccoutumée. S'agit-il du même homme, ou bien d'un imitateur ? Et quel rapport exact entretient-il avec le corps d'une jeune femme emmurée vivante, retrouvée dans l'ancienne demeure d'Edgar Poe ? C'est le début d'une enquête aussi passionnante que macabre qui conduira Alexandra Cooper, adjointe au procureur de Manhattan en charge des crimes sexuels, dans les bas-fonds d'un New York peu connu, sur les traces d'un tueur qui, comme elle, semble fasciné par la vie et l'ouvre de Poe.

New-York, de nos jours... La jeune Annika, suédoise et étudiante, a reçu plusieurs coups de couteau près de son domicile, heureusement elle est toujours en vie... un agresseur a voulu la violer et elle s'est défendue comme elle pouvait.

L'enquête est confiée à Alexandra Cooper, adjointe au procureur de Manhattan. Elle est chargée d'élucider les cas de viols et des meurtres qui peuvent s'ensuivre. Il s'avère que près du lieu de l'agression on trouve un mégot de cigarette avec les traces d'ADN d'un agresseur qui commettait des méfaits 4 ans auparavant. On le surnommait « le tueur au bas de soie ».

En même temps, dans une vielle maison en rénovation, un squelette est découvert, et selon le rapport d'autopsie, il s'agirait d'une jeune femme qui a été emmurée vivante. Sa mort daterait des années 70.

Alexandra sera aussi sur cette enquête.

J'ai beaucoup aimé la lecture de ce livre, dans lequel le criminel s'inspire des oeuvres d'Edgar Allan Poe. Il y a beaucoup de suspense, et l'on va de rebondissement en rebondissement... Je me suis tapée une mini biographie sur Poe qui m'a un peu désintéressée, mais dans l'ensemble, Linda Fairstein a su accaparer mon attention, elle sait de quoi elle parle et elle en parle bien. J'aime bien son style. Elle va droit au but, le style est descriptif, il y a beaucoup de dialogues sans que ce soit trop bavard inutilement. Elle décrit bien l'atmosphère qui règne, j'arrivais facilement à me transposer dans les endroits décrits. Les divers protagonistes sont humains dans leur personnalité et sont attachants.

C'est un roman qui lorgne plus vers le policier que le thriller. En effet, l'histoire se résume à deux enquêtes parallèles, avec une bonne dose de suspense, mais peu de frissons. L'absence de détails sanguinolents et de descriptions macabres fait que je pense que cet ouvrage peut être lu à tout âge, sans restriction ni mise en garde. Un peu comme un bon vieux roman d'Agatha Christie.

Ma note 7/10


lundi 4 janvier 2010

DANS LES LIMBES de Jack O'Connell


Sweeney échoue à Quinsigamond avec son fils de six ans, Danny, plongé dans le coma. Sa femme s'est suicidée. Rongé par le chagrin, l'anxiété, le dégoût de soi, la peur, Sweeney est sujet à des accès de rage inexplicables ; il en perd le sommeil et la mémoire. Sweeney a réussi à placer Danny dans la légendaire clinique du docteur Peck, dont tous les patients sont dans le coma. Peck et sa fille Alice, neurologues géniaux aux théories révolutionnaires ont déjà " ressuscité " deux malades et Sweeney espère évidemment qu'ils réveilleront son fils. Il a donc accepté de s'occuper de la pharmacie de l'hôpital, où il vit. Mais tous les gens qu'il croise ont un mobile caché. Et chacun de ces mobiles semble mettre Danny en danger. Il y a le docteur Peck et sa fille, au comportement excentrique et inquiétant. Il y a Nadia, l'infirmière lascive et mystérieuse qui semble tout connaître des luttes de pouvoir au sein de la clinique et de Quinsigamond. Il y a Buzz et ses " Abominations ", des bikers psychotiques réfugiés dans une ancienne usine de prothèses, qui sillonnent la ville en d'étranges équipées sauvages. Et puis il y a des monstres de cirque qui fuient leur persécuteur, le dément docteur Fliess, dont le magazine BD préféré de Danny raconte les aventures. Quelle responsabilité ces créatures de papier ont-elles dans son coma ? Thriller gothique inclassable, roman noir où David Lynch rencontre Tod Browning, Dans les limbes est, selon son auteur, " un livre sur le deuil, le chagrin et la rage. Sur le coma, les revues de BD et les produits pharmaceutiques. Sur les bikers psychotiques, les neurologues fous et les monstres de cirque itinérants. Mais au bout du compte, c'est un livre sur la moralité complexe de l'écriture elle-même, de la fabrication d'un récit, d'une histoire. Ce qu'il fait à son entourage. Ce qu'il a le potentiel de faire au lecteur. Et pour lui ".

Sweeney est un homme accablé... son fils de 6 ans, Danny, est plongé dans un coma profond suite à un accident, et sa femme s'est suicidée peu après. Il arrive à Guinsigamond pour hospitaliser son fils dans la clinique du Docteur Peck qui a déjà obtenu deux réveils dans des cas similaires de coma.

On suit en parallèle les aventures de monstres de foire qui fuient leur persécuteur, le Dr. Fliess, dont le magazine BD préféré de Danny, raconte les aventures.

Au début, j'ai bien aimé ce roman, j'ai été intriguée par les histoires de ces monstres de cirque qui vivent des aventures téméraires. Il y a aussi Buzz et ses bikers psychotiques qui sont réfugiés dans une ancienne fabrique de prothèses.

Oui mais voilà... tout le long du livre il ne se passe presque rien du côté de Sweeney à part qu'il ne dort pas, ne mange pas, veille sur son fils... heureusement, il y avait les histoires du contenu de la BD Limbo comics pour éveiller ma curiosité...

Hélas, vers les ¾ du livre, le fantastique fait son apparition et je ne suis pas fan... je n'ai donc rien compris de la fin ! Il doit me manquer un neurone... j'aime quand les histoires d'horreur restent dans le domaine du possible, donc j'ai été déçue...

Je me suis ennuyée pendant la lecture de ce livre et vers la fin, j'ai failli tout simplement abandonner la lecture ! Je ne me suis pas attachée au personnage de Sweeney, par contre mon attention a été accaparée par les aventures de « l'homme poulet » qui est un peu attachant. Il est accompagné entre autres par Aziz, l'homme tronc, Durga, la femme hippopotame et Milena, l'hermaphrodite. Ils sont tous soutenus par Bruno, un hercule qui s'est fait leur protecteur. Là, j'ai bien aimé.

Je ne classerai pas ce roman dans la rubrique « thriller », contrairement à ce qui est annoncé sur la couverture... d'ailleurs il est difficile de classer ce roman... il est tout simplement bizarre... pour le lire, il faut abandonner toute sorte de rationalisme et de logique, ce qui n'est pas mon truc...

Ma note 5/10



samedi 2 janvier 2010

Bonne année 2010

Je vous souhaite de tout cœur une bonne année 2010, je remercie toutes celles et ceux qui lisent et laissent des commentaires sur mon blog. Je souhaite que cette nouvelle année nous apporte à tous de belles lectures. Vous pouvez compter sur moi pour poursuivre mon activité de critique, en espérant que le crû 2010 sera émaillé de thrillers passionnants, et d'histoires à donner des frissons dans le dos.
Meilleurs vœux à tous, je vous souhaite de longues et belles heures de lecture, dans ce genre qui nous réunit tous : les thrillers !!!!!

lundi 21 décembre 2009

LA CAVE d'Anne Mclean Matthews

Responsable du service de soins psychiatriques d'un hôpital new-yorkais, Helen Myrer part se reposer quelques jours dans une maison du New Hampshire, isolée en forêt. Un matin, elle devine une silhouette dans la pénombre du cellier. L'éclat d'une lame de couteau. Un visage recouvert d'un bas qui l'observe... Hélène croit pouvoir s'échapper, mais l'ombre s'apprête à fondre sur elle. Elle est là, qui la guette pour l'attirer dans... la cave. Qui est son tortionnaire ? Que lui veut-il ? Coupée du monde, Helen comprend que la première erreur lui sera fatale...

Helen Myrer est psychanalyste, elle décide de passer quelques jours de repos dans un endroit isolé, dans un chalet qui se situe loin de tout... Une fois arrivée sur place, elle aperçoit dans un coin un homme cagoulé tenant à la main un couteau de 50 cm de long... Doucement (très doucement) elle sort du chalet et se dirige vers sa voiture, là, elle constate qu'elle n'a pas les clés pour démarrer l'auto... elle se souvient qu'elle a laissé les clés dans la cuisine du chalet. Comme si de rien n'était, elle retourne dans la petite maison pour rechercher ce qui lui permettra de remettre en route sa voiture. Hélas, ses clés ont disparu. C'est l'inconnu cagoulé qui lui a pris ses clés. Elle tourne en rond dans le chalet pour trouver une solution...

Comme vous l'aurez compris, ce livre est plein d'invraisemblances... franchement, moi, si j'avais en face de moi un homme cagoulé, je prendrais la poudre d'escampette, même si je n'ai pas les clés de la voiture (ce qu'on voit toujours dans les films lorsque la victime veut partir en vitesse)... perso, je me serais mise à courir dans la forêt afin d'échapper au tueur ! Mais non, Helen est psychologue, alors elle estime qu'elle pourra raisonner l'homme masqué. Ce dernier est un homme intelligent et ne se laissera pas faire par Helen.

Pour la suite, je pensais que le tueur allait torturer Helen de mille façons différentes, mais non, il va jouer avec elle jusqu'à aller danser le Fox-Trott... donc le suspense s'arrête là.

J'ai failli arrêter la lecture de ce livre à plusieurs reprises et j'ai tenu bon jusqu'à la moitié du bouquin. Après j'en ai eu le ras-le-bol. Helen n'est pas du tout attachante, elle frise l'antipathie...

C'est donc un livre que je ferme volontiers, j'ai juste regardé les 5 dernières pages pour savoir si elle s'en sort vivante ou non...

Ma note 3/10


samedi 19 décembre 2009

NE LES CROIS PAS de Sebastian Fitzek

Ils te diront que le suis morte ! Yann May, célèbre psychologue berlinois, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise, hachée. Toutefois, il l'entend dire: "Ne les crois pas. Quoi qu'ils te disent, ne les crois pas... " Alors qu'il est encore en ligne, un policier sonne et lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt... Quoi qu'ils te disent... Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, a décidé d'en finir. Mais, alors qu'elle s'apprête à passer à l'acte, un de ses collègues vient la chercher pour l'emmener dans une station de radio. Un forcené s'est retranché dans un studio et menace d'abattre un à un ses otages. ... ne les crois uni ! Ira est chargée de mener les négociations. Bien vite, elle comprend que Yann a tenté ce coup de poker pour retrouver Leoni, qu'il refuse de croire morte. Et il est vrai que certains de ses arguments sont troublants... Après le succès de Thérapie (L'Archipel, 2008), traduit dans 22 pays et n°1 des ventes outre-Rhin, Sebastian Fitzek s'impose avec Ne les crois pas comme le nouveau prodige du suspense allemand.

Berlin. De nos jours.

Yann est désespéré... alors qu'il est au téléphone avec sa petite amie Leoni, par une liaison très mauvaise, il arrive à peine à entendre ses paroles... « ne les crois pas » arrive t-il a comprendre. Au même moment, ça sonne à sa porte... Yann ouvre et se retrouve devant un policier qui lui explique que sa petite amie vient de décéder dans un accident de voiture.

8 mois plus tard... dans le studio d'une radio nationale, des invités peuvent assister à une émission. Yann fait partie des invités, et soudain, il prend tout le monde en otage... ses revendications ? Il veut qu'on retrouve Leoni...

Ira Samin, psychologue et médiateur pour la police, est appelée par le chef de la police berlinoise afin de raisonner Yann. Elle accepte la mission.

« Ne les crois pas » est un thriller psychologique qui m'a beaucoup plu. Entre trahisons, flics ripoux, mafia russe et souffrances psychologiques, le tout donne un roman plein de suspense. Certes, j'aurais aimé quelques cadavres en plus, mais finalement je trouve qu'il y a une bonne dose de tension, surtout vers la fin. A aucun moment je n'ai deviné qui était le traître, et ce fut une véritable surprise que de découvrir qui trahit tout le monde...

J'ai déploré quelques petites longueurs dans le fil de l'histoire, mais je pardonne vu la qualité du texte. Ce livre peut être lu par tout public, vu qu'il n'y a pas de scènes très hard. La psychologie des personnages est très fouillée et je me suis attachée aux deux héros : Yann et Ira.

Ma note 8/10


mardi 8 décembre 2009

L'EMPREINTE SANGLANTE, Collectif

L'emprunte sanglante d'un pied nu, la suivre au long d'une rue... 1 sujet proposé par l'un des pères de la littérature américaine il y a un siècle et de 1 défi relevé par huit maîtres du thriller réunis pour la première fois. A 7 nouvelles inédites, sept intrigues d'exception. Un livre que vous ne pourrez pas lâcher avant d'avoir suivi toutes les pistes de L'Empreinte sanglante...

Huit auteurs se sont vus proposer une phrase de départ pour des nouvelles... dont une est écrite à 4 mains.

« L'empreinte sanglante d'un pied nu, la suivre au long d'une rue »

Cette phrase de départ va donner 7 nouvelles sur des sujets différents : un amour obsessionnel, la manière d'opérer d'un tueur en série, une prise d'otages dans une usine promise à la fermeture, un tueur à gages qui devra remplir son dernier contrat, un meurtrier qui s'évade de l'asile psychiatrique, un raid qui tourne à la catastrophe, un dessinateur qui subit des pertes de mémoire...

Je ne ferai pas de résumé cette fois, car chaque nouvelle comporte 40 pages environ donc ce serait gâcher votre plaisir. Dans l'ensemble je n'aime pas les nouvelles, mais cette fois-ci je n'ai pas pu résister.

Ma nouvelle préférée c'est celle de Maxime Chattam, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains !

Celle de Raphael Cardetti aussi m'a beaucoup plu ainsi que celle de Karine Giebel. A lire le soir, lorsque vous êtes seules... brrrrr !!! à vous donner des frissons !

Voici les titres des nouvelles de l'Empreinte Sanglante :

« Ma plus belle histoire d'amour » par Raphael Cardetti

« Le fracas de la viande chaude » par Maxime Chattam

« Le Raid » par Olivier Descosse

« Délocalisation » par Eric Giacometti et Jacques Ravenne

« J'aime votre peur » par Karine Giebel

« Dernier Contrat » par Laurent Scalèse

« Ouroboros » par Franck Thilliez

Dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé. Mais je trouve dommage que ce ne soit que des nouvelles, j'aurais voulu que chaque récit fasse un pavé de 400 pages tellement j'en ai aimé la lecture !

Ma note 8/10